Canon avertit à son tour sur ses résultats annuels

lundi 27 octobre 2008 09h42
 

TOKYO (Reuters) - Canon fait état d'une baisse de 26% de son bénéfice d'exploitation trimestriel tout en réduisant ses prévisions annuelles de résultats qui pourraient ainsi ressortir en baisse pour la première fois en neuf ans.

Le groupe invoque un recul de la demande pour les photocopieurs et pour les appareils photos, mais également la hausse du yen.

De plus en plus d'entreprises réduisent leurs dépenses en équipements bureautiques tandis que la demande en appareils photos numériques subit les effets de l'érosion de la confiance du consommateur.

"Le ralentissement économique auquel nous devons faire face est un phénomène tel qu'il s'en produit un tous les cinquante ans, ou une fois par siècle", souligne Masahiro Osawa, directeur général de Canon.

Pour l'exercice 2008, le groupe a réduit d'un quart à 580 milliards de yens (cinq milliards d'euros) sa prévision de résultat annuel, contre 756,67 milliards l'année dernière. Le consensus des analystes interrogés par Reuters tablait sur 693 milliards de yens.

Cette annonce était attendue par les marchés après celle de Sony qui a publié la semaine dernière un deuxième avertissement sur résultats en un an, abaissant de 57% sa prévision annuelle de bénéfice d'exploitation.

Pour la période s'étirant de juillet à septembre, le bénéfice net de Canon ressort en baisse de 21% à 83 milliards de yens pour des ventes à 985.99 milliards de yens.

Avant cette annonce, l'action a clôturé sur une baisse de 10,9% à la Bourse de Tokyo.

Kiyoshi Takenaka, version française Nicolas Delame

 
<p>Canon fait &eacute;tat d'une baisse de 26% de son b&eacute;n&eacute;fice d'exploitation trimestriel tout en r&eacute;duisant ses pr&eacute;visions annuelles de r&eacute;sultats qui pourraient ainsi ressortir en baisse pour la premi&egrave;re fois en neuf ans. Le groupe invoque un recul de la demande pour les photocopieurs et pour les appareils photos, mais &eacute;galement la hausse du yen. /Photo d'archives/REUTERS/Yuriko Nakao</p>