Sun Micro anticipe une perte trimestrielle plus lourde que prévu

mardi 21 octobre 2008 11h23
 

SAN FRANCISCO (Reuters) - Sun Microsystems annonce tabler sur une perte plus lourde que prévu pour le trimestre à fin septembre attribuée aux effets de la crise économique et financière.

Le titre Sun reculait de 8% lundi soir à 5,30 dollars en après-Bourse, après avoir clôturé en hausse de 3,6% à 5,78 dollars sur le Nasdaq.

"Sun et ses clients subissent l'impact du ralentissement économique", a déclaré le directeur général du groupe, Jonathan Schwartz, dans un communiqué publié lundi soir après la clôture.

Sun pourrait provisionner une charge pour dépréciation d'actifs dont le montant reste à définir, dans au moins une de ses filiales.

Kristi Rawlinson, porte-parole du groupe, a précisé que le gros de cette charge pour dépréciation était lié à la valorisation de Storage Technology, la plus importante acquisition réalisées par Sun, en juin 2005, pour un montant de 4,1 milliards de dollars (3,1 milliards d'euros).

Rawlinson a refusé de préciser quelles autres filiales pourraient être concernées par une dépréciation d'actifs.

Le groupe table sur une perte nette de 25 cents à 35 cents par action pour le premier trimestre de son exercice. Après avoir exclu une charge de restructuration de 60 millions de dollars et d'autres éléments exceptionnels, Sun anticipe une perte de 2 à 12 cents par titre.

Le consensus des analystes porte sur une perte nette de 16 cents par action, selon Reuters Estimates.

Sun prévoit un chiffre d'affaires de 2,95 milliards-3,05 milliards de dollars, contre une fourchette de prévisions des analystes de $3,08-3,2 milliards, selon Reuters Estimates.

La marge brute totale devrait ressortir à 39-41%, selon le groupe de Santa Clara, en Californie.

Gabriel Madway, version française Stanislas Dembinski

 
<p>Sun Microsystems table sur une perte plus lourde que pr&eacute;vu pour le trimestre &agrave; fin septembre, attribu&eacute;e aux effets de la crise &eacute;conomique et financi&egrave;re. /Photo d'archives/REUTERS/Kimberly White</p>