Sony Ericsson affiche une perte inférieure aux prévisions

vendredi 17 octobre 2008 13h43
 

par Olof Swahnberg et Adam Cox

STOCKHOLM (Reuters) - Le fabricant de téléphones mobiles Sony Ericsson fait état d'une perte trimestrielle moins élevée qu'attendu et d'un programme de réduction de coûts en bonne voie mais les analystes s'inquiètent de l'évolution du marché.

Détenu par le suédois Ericsson et par le japonais Sony, Sony Ericsson a publié une perte avant impôts de 23 millions d'euros pour le troisième trimestre. Ce montant inclut une charge de restructuration de 35 millions d'euros.

Le cinquième fabricant mondial de téléphones portables a déclaré que les conditions de marché restaient difficiles. Il a dû lancer deux avertissements sur résultats cette année, les consommateurs ayant limité leurs achats de mobiles.

Le consensus d'analystes portait sur une perte avant impôt de 72 millions d'euros et le groupe avait dégagé un an auparavant un bénéfice avant impôt de 384 millions d'euros.

Le titre Ericsson gagne 2,72% à 49,10 euros vers 11h30 GMT à la Bourse de Stockholm.

"Les résultats sont dans l'ensemble meilleurs que prévu, après plusieurs trimestres décevants", a estimé Greger Johansson, analyste au cabinet d'études Redeye.

"Les perspectives de Sony Ericsson restent plutôt incertaines", a-t-il tempéré. "Leurs nouveaux produits ne sont pas exceptionnels comme ils l'étaient il y a quelques années, comparés à ceux de leurs concurrents".

Le ralentissement économique en cours suscite aussi des craintes croissantes. "L'année prochaine est un point d'interrogation pour l'ensemble du secteur", estime ainsi Hannu Rauhala, analyste chez Pohjola.   Suite...

 
<p>Le Sony-Ericsson C702. Le fabricant de t&eacute;l&eacute;phones mobiles fait &eacute;tat d'une perte de 23 millions d'euros avant imp&ocirc;t au troisi&egrave;me trimestre, moins importante qu'attendu, et le groupe nippo-su&eacute;dois d&eacute;clare que son programme de r&eacute;duction de co&ucirc;ts est en bonne voie. /Photo prise le 14 f&eacute;vrier 2008/REUTERS/Albert Gea</p>