October 15, 2008 / 5:11 PM / 9 years ago

Hi-Media veut devenir un média global sur le web

5 MINUTES DE LECTURE

<p>David Bernard, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Hi-Media. Le sp&eacute;cialiste de la publicit&eacute; et du commerce en ligne veut devenir un groupe de m&eacute;dias sur internet et d&eacute;velopper son activit&eacute; de micropaiement. /Photo prise le 15 octobre 2008/Mal Langsdon</p>

par Baptiste Cordier et Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Hi-Media, spécialiste de la publicité et du commerce en ligne, veut devenir un groupe de médias sur internet et développer son activité de micropaiement, déclare à Reuters son directeur général David Bernard.

Créé en 1996, Hi-Media a réalisé un chiffre d'affaires de 60,8 millions d'euros au premier semestre, réparti à égalité entre ses activités de régie publicitaire sur internet et de solutions de micropaiement - des service de paiement en ligne pour accéder à des services ou des contenus à faibles valeurs unitaires.

Hi-Media, qui lançait le même jour le site de jeux vidéo gameonly.com, compte développer ses sites propres organisés en France autour des thèmes du divertissement, des femmes et des actualités - avec notamment une participation de 7,5% dans le site d'information Rue89.

David Bernard a précisé lors d'un entretien accordé à Reuters qu'Hi-Media pourrait envisager des acquisitions "sélectives" dans ce domaine en France, en Espagne et en Allemagne, mais pas dans l'immédiat.

"A court terme, on ne fera pas d'acquisition, on verra dans un an quand les prix se seront ajustés", a-t-il précisé. "Les prix des sociétés non cotées sont toujours beaucoup plus lents à descendre que sur la Bourse où les valeurs sont beaucoup le reflet de mouvements de marché".

Hi-Media, qui dispose d'une trésorerie de 18,8 millions d'euros au 30 juin et d'une dette financière à long terme de 30 millions, n'a pas l'intention de faire appel au marché ou de diluer ses actionnaires, a-t-il souligné.

"On ne va pas à court terme refaire des acquisitions de l'ampleur d'Allopass ou de FotoLog", a-t-il précisé.

Hi-Media a racheté le site de partage de photos Fotolog en août 2007 pour 65,8 millions d'euros, après avoir acquis en février 2006 la plate-forme de micropaiement Allopass pour 18,5 millions d'euros.

"On va plutôt se concentrer sur l'optimisation de tout ce qu'on a construit depuis deux ans parce qu'il y a encore un potentiel énorme qui n'est pas exploitable actuellement", a expliqué David Bernard.

MONÉTISATION DE L'AUDIENCE

Hi-Media présente un profil atypique, s'apparentant à la fois à Rentabiliweb pour le micropaiement, à ValueClick pour la publicité en ligne et à Aufeminin.com pour la famille de sites.

Hi-Media, qui revendique 30 millions de visiteurs uniques, entend prioritairement monétiser son audience, notamment en lançant des déclinaisons de ses sites pour l'internet mobile, a ajouté David Bernard.

La société développe surtout son activité de micropaiement, peu cyclique, pour être moins dépendant de son activité publicitaire, au moment où le marché ralentit. Hi-Media tire une commission de 25% dans le micropaiement, contre 30 à 50% dans la publicité, mais celle-ci comporte davantage de coûts, a expliqué David Bernard.

Lors de la publication de ses résultats au premier semestre le 28 août, Hi-Media a dit viser une forte accélération de la croissance du micropaiement au second semestre lui permettant d'atteindre en 2008 un chiffre d'affaires de plus de 140 millions d'euros avec un résultat opérationnel avant coût des actions gratuites compris entre 17 et 18 millions d'euros.

"Nous n'avons pas de raison de modifier nos objectifs pour 2008", a dit David Bernard. "Nous sommes sur un marché très évolutif. Les cycles sont très réduits et les évolutions rapides", a-t-il cependant ajouté.

Hi-Media publiera son chiffre d'affaires du troisième trimestre le 6 novembre.

Introduit en Bourse en 2000, Hi-Media affiche une capitalisation de 90 millions d'euros. Le titre, qui a clôturé mercredi à 2,21 euros, a chuté de 64% depuis le début de l'année.

Hi-Media, qui a versé le premier de dividende de son histoire au titre de 2006 (0,10 euro) pour donner un signal à ses actionnaires, n'en a pas proposé au titre de 2007 en raison de ses investissements. La société n'a pas à ce jour arrêté sa politique pour la suite, a précisé David Bernard.

Edité par Jean-Michel Bélot

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below