Pas de commentaire de Thomson sur la vente de Screenvision

mercredi 15 octobre 2008 12h31
 

PARIS (Reuters) - Thomson s'est refusé à tout commentaire sur la vente de ses 50% dans la régie publicitaire spécialisée dans les salles de cinéma, Screenvision, afin de lever des fonds pour rembourser sa dette.

Une porte-parole du groupe d'équipements et de services pour la télévision, le cinéma et la publicité a refusé de commenter une information des Echos sur la cession rapide de cette participation valorisée, selon le journal, aux alentours de 45 millions d'euros.

Ce dernier ajoute que le réseau de télévisions commerciales britanniques ITV "serait également vendeur de ses parts" et que "Thomson devra trouver des acquéreurs distincts" pour les activités américaines et les activités européennes de Screenvision.

Les Echos cite les noms de TF1 et Allociné comme acquéreurs potentiels de la branche européenne. TF1 s'est refusé à tout commentaire.

Le groupe déficitaire est sous pression pour céder des actifs afin d'alléger le poids de sa dette qui se monte à 1,3 milliard d'euros à la fin juin avec un ratio d'endettement sur fonds propres de 0,85.

Plusieurs analystes ont déclaré à Reuters le mois dernier que le groupe pourrait se défaire rapidement de Screenvision, du réseau publicitaire PRN ainsi que de sa division d'équipements de télécommunications Smartvision/Cirpack (Plus de détails, cliquez sur )

Les experts espèrent que le nouveau directeur, Frédéric Rose, donnera jeudi des indications sur sa stratégie à l'occasion de la publication du chiffre d'affaires du troisième trimestre.

Thomson a annoncé prévoir sur ce trimestre une baisse à changes constants de ses revenus comparable à celle de 4,3% enregistrée au deuxième trimestre.

L'action Thomson, qui cède 3,07% à 1,58 euro vers 12h30, a perdu plus de 80% de sa valeur depuis le début de l'année et affiche désormais une capitalisation d'environ 400 millions d'euros. Sa notation de crédit a été ravalée au rang d'obligations à haut risque dans un contexte d'inquiétudes sur son assise financière.

Selon la société d'information financière Markit, la prime de Credit Default Swap (CDS) - qui permet de mesurer la prime de risque - à cinq ans de Thomson est montée à 975,5 mardi soir contre une prime de risque moyenne de 124,65 points de base pour l'indice de référence européen iTraxx Europe.

Dominique Vidalon, Nathalie Meistermann, édité par Jean-Michel Bélot