Iliad toujours intéressé par la 4e licence 3G

mardi 8 janvier 2008 17h21
 

PARIS (Reuters) - Iliad est toujours intéressé par la quatrième licence de téléphonie mobile de troisième génération (3G) en cas de nouvel appel d'offres, a déclaré Thomas Reynaud, nouveau directeur financier de la maison mère du fournisseur d'accès à internet Free.

"On est toujours intéressés par cette licence. Il y a un intérêt stratégique et industriel à entrer dans la téléphonie mobile et on a les atouts pour entrer dans ce marché," a-t-il dit lors d'une interview accordée à Reuters.

Free Mobile, filiale d'Iliad, avait déposé l'unique candidature pour cette quatrième licence, rejetée par l'autorité de régulation des télécoms (Arcep) fin juillet.

Un amendement au projet de loi Chatel ouvrant la voie à une modification des conditions de paiement de la redevance de la licence a été adopté courant décembre, mais les détails restent à définir.

Iliad, qui n'a jamais caché son souhait d'obtenir des pouvoirs publics un assouplissement des conditions de paiement, souhaite un échelonnement du paiement des 619 millions d'euros de redevance de la quatrième licence 3G en arguant du fait qu'il entre tardivement sur un marché déjà mature.

Les détenteurs des trois licences existantes - France Télécom (Orange) et SFR depuis 2001 et Bouygues Telecom depuis 2002 - avaient cependant fait savoir qu'ils n'entendaient pas laisser accorder des conditions favorables à un nouvel entrant.

Numéricable a pour sa part répété mardi qu'il restait lui aussi intéressé par la quatrième licence 3G et a fait écho à la demande du groupe d'échelonner le paiement de la redevance.

"On est toujours intéressés par la 4e licence si le paiement de la licence est lié a la capacité de déploiement du réseau", a déclaré Arnaud Polaillon, secrétaire général de Numéricable.

Astrid Wendlandt et Benjamin Mallet

 
<p>Iliad est toujours int&eacute;ress&eacute; par la quatri&egrave;me licence de t&eacute;l&eacute;phonie mobile de troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration (3G) en cas de nouvel appel d'offres, a d&eacute;clar&eacute; Thomas Reynaud, nouveau directeur financier de la maison m&egrave;re du fournisseur d'acc&egrave;s &agrave; internet Free. Les d&eacute;tenteurs des trois licences existantes - France T&eacute;l&eacute;com (Orange), SFR et Bouygues Telecom - avaient d&eacute;j&agrave; fait savoir qu'ils n'entendaient pas laisser accorder des conditions favorables &agrave; un nouvel entrant. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>