8 mai 2008 / 13:38 / il y a 9 ans

Bruxelles cible les escroqueries aux billets d'avions sur le web

<p>Les citoyens europ&eacute;ens qui ach&egrave;tent des billets d'avion sur internet sont "escroqu&eacute;s" une fois sur trois, annonce la Commission europ&eacute;enne, qui menace compagnies a&eacute;riennes et voyagistes de sanctions. Indications de prix trompeuses, offres promotionnelles introuvables, clauses contractuelles d&eacute;loyales, comme les options pr&eacute;s&eacute;lectionn&eacute;es pr&eacute;voyant par exemple une assurance contre la perte de bagages qu'un consommateur distrait risque d'oublier d'annuler, contrats r&eacute;dig&eacute;s dans une autre langue que celle du consommateur: la panoplie est large. /Photo prise le 29 novembre 2007/Mario Anzuoni</p>

par Yves Clarisse

BRUXELLES (Reuters) - Les citoyens européens qui achètent des billets d'avion sur internet sont "escroqués" une fois sur trois, a annoncé la Commission européenne, qui a menacé compagnies aériennes et voyagistes de sanctions.

Quinze pays de l'Union européenne et la Norvège ont participé à une enquête sur les sites internet qui sont de plus en plus fréquemment utilisés pour réserver des trajets et les résultats ont visiblement choqué la commissaire européenne chargée de la Protection de consommateurs, Meglena Kuneva.

"Il est inacceptable qu'un consommateur sur trois qui souhaite réserver un billet d'avion soit escroqué, induit en erreur ou désorienté", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse en parlant de "problèmes graves et persistants".

La moitié des sites internet des compagnies aériennes régulières et à bas prix ainsi que ceux des voyagistes posent problème, a-t-elle expliqué tout en notant que 50% des problèmes ont été résolus après intervention des autorités nationales.

Kuneva a annoncé que les acteurs du secteur devaient améliorer la situation avant le 1er mai 2009, faute de quoi la Commission européenne n'hésiterait pas à adopter une législation contraignante pour mettre fin à ces pratiques.

"Agissez sans tarder, ou c'est nous qui agirons. Le secteur des transports aériens devra fournir des preuves tangibles d'amélioration, en assainissant ses pratiques et stratégies commerciales d'ici le 1er mai de l'année prochaine, ou bien nous nous verrons contraints d'intervenir", a-t-elle déclaré.

La Commission peut par exemple demander à un gouvernement de fermer un site à problème et les autorités nationales qui ne se conformeraient pas à cette injonction pourront être poursuivies devant la Cour de justice de l'Union européenne.

PUBLICITÉ MENSONGÈRE

Les pratiques reprochées aux sites internet relèvent de la publicité mensongère et des pratiques déloyales.

Indications de prix trompeuses, offres promotionnelles introuvables, clauses contractuelles déloyales, comme les options présélectionnées prévoyant par exemple une assurance contre la perte de bagages qu'un consommateur distrait risque d'oublier d'annuler, contrats rédigés dans une autre langue que celle du consommateur: la panoplie est large.

Les 137 sites internet à problème représentent environ 80 compagnies jouissant d'une grande notoriété ou moins connues.

Sur les 79 sites surveillés pour des problèmes de prix trompeurs, 44 appartenaient à des compagnies aériennes, 27 à des agences de voyage ou des voyagistes, et huit étaient d'un autre type, comme les sites de comparaison des prix.

Les avertissements sont suivis d'effet dans 55% des cas lorsque les autorités ont affaire à des compagnies établies sur leur propre territoire, mais ce taux tombe à 12% dans le cas où les autorités nationales doivent demander à une autorité basée dans un autre pays de les aider à faire respecter la loi par une compagnie ayant son siège dans cet État membre.

La grande majorité des pays a refusé de publier la liste des compagnies ou des voyagistes fautifs. Ainsi, en France, on sait seulement que 12 sites sur 31 ont été dans l'irrégularité.

La Norvège et la Suède ont cependant fait preuve de transparence: elles ont toutes deux cité le leader du "low cost" en Europe, Ryanair, tandis que la Norvège a placé dans son collimateur la compagnie finlandaise Blue One.

En attendant une législation européenne, la Commission recommande aux consommateurs de comparer les prix, de porter plainte en cas de violation des règles et de vérifier si certaines cases ne sont pas présélectionnées.

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