July 28, 2008 / 6:38 AM / 9 years ago

Google lance le site Knol, un Wikipedia aux articles signés

4 MINUTES DE LECTURE

<p>Google a ouvert au public son site web appel&eacute; "Knol" (http://knol.google.com) sur lequel les internautes peuvent &eacute;crire sur des domaines qu'ils connaissent bien en y apposant leur signature, contrairement &agrave; l'encyclop&eacute;die en ligne Wikipedia, qui autorise l'anonymat. /Photo d'archives/Clay McLachlan</p>

par Eric Auchard

SAN FRANCISCO (Reuters) - Google a ouvert au public son site web appelé "Knol", sur lequel les internautes peuvent écrire sur des domaines qu'ils connaissent bien en y apposant leur signature, contrairement à l'encyclopédie en ligne Wikipedia, qui autorise l'anonymat.

"Nous sommes profondément convaincus que l'identification de l'auteur, à savoir qui a écrit quoi, rend le contenu plus fiable aux yeux du lecteur", déclare Cedric DuPont, responsable produit de Knol.

Le nom du service joue avec le début du mot knowledge ("savoir"), explique DuPont, et les articles publiés sur le site knol.google.com sont appelés des "knols". Google a effectué des tests restreints depuis décembre.

Knol dispose d'outils de publication semblables à ceux utilisés pour les pages de journaux personnels, appelés blogs. Mais contrairement aux blogs, Knol encourage les auteurs à limiter leur prose à une page.

"Nous voulons nous démarquer du modèle 'le dernier qui parle a raison'", ajoute DuPont.

Google compte classer les articles publiés en fonction de leur popularité pour stimuler la compétition. Par exemple, le premier "knol" sur les "diabètes de type 1" est l'oeuvre d'Anne Peters, directrice des programmes cliniques sur le diabète à l'université de Californie du Sud.

A mesure que d'autres auteurs écriront sur le diabète, Google classera les pages traitant de ce sujet en fonction de l'évaluation qu'en auront faite les internautes, des commentaires et de la fréquence avec laquelle des personnes s'y référeront, indique DuPont.

L'auteur Garde La Main

Knol n'interviendra pas ni ne validera les informations, et les visiteurs ne pourront pas modifier ni compléter le contenu d'un knol à moins d'y être autorisés par l'auteur. Les lecteurs pourront avertir Google s'ils souhaitent formuler des objections à un contenu.

Knol se situe à mi-chemin entre les publications personnelles et souvent subjectives trouvées sur les blogs et l'écriture collective sur laquelle reposent Wikipedia et d'autres sites "wiki".

Le service aura recours à ce qu'il appelle une "collaboration avec modération" dans le cadre de laquelle tout lecteur ayant des suggestions les fera auprès du ou des auteurs, qui gardent la main et restent libres de les accepter, de les rejeter ou de les modifier avant qu'elles ne soient publiées.

Lancé mercredi, Knol est loin d'égaler Wikipedia, www.wikipedia.org, qui revendique 7 millions d'articles rédigés collectivement en 200 langues.

Google a signé un contrat avec le New Yorker du groupe Conde Nast, permettant aux auteurs d'utiliser les fameux dessins présent dans le magazine pour illustrer leur articles. Google autorise également les auteurs à intégrer des publicités à leur article sur la base d'un partage des revenus.

DuPont estime que plutôt que de concurrencer Wikipedia, Knol pourrait finir par être une des sources de références pour les pages de l'encyclopédie en ligne.

"Les knols viendront combler les lacunes actuelles du web. C'est notre espoir", confie DuPont.

Avec Michele Gershberg à New York, version française Patrice Mancino

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