Londres menace de légiférer contre le piratage en ligne

vendredi 22 février 2008 16h54
 

LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique menace les fournisseurs d'accès internet (FAI) d'intervenir par voie législative s'ils ne parviennent pas à se mettre d'accord avec les industriels du disque et du cinéma pour interdire les téléchargements illégaux.

Dans son document d'orientation, le gouvernement, qui souhaite soutenir l'industrie culturelle nationale, donne aux FAI jusqu'à avril 2009 pour trouver un compromis avec les éditeurs de musique et de films.

Les ventes mondiales de musique ont baissé de près de 10% en 2007 et les professionnels estiment que des dizaines de milliards de fichiers ont été échangés via internet au cours de l'année passée.

Selon les estimations fournies par les maisons de disques, près de six 6 millions d'internautes britanniques téléchargeraient illégalement des fichiers.

Les FAI estiment pour leur part qu'en tant que simples intermédiaires, ils n'ont pas à faire la police sur internet.

La décision du gouvernement britannique fait suite à la décision française d'interdire d'accès à internet les personnes qui téléchargent illégalement de gros volumes de contenu et intervient après de nombreuses années d'intense lobbying de la part de l'industrie phonographique.

"En à peine quatre mois, deux gouvernements, en France et en Grande-Bretagne, ont épousé l'idée simple que les fournisseurs d'accès à internet jouissent d'une position idéale pour aider à combattre le piratage numérique", s'est félicité John Kennedy, le responsable de la fédération internationale des professionnels du secteur, l'International Federation of the Phonographic Industry (IFPI).

"C'est un changement profond d'attitude", a-t-il ajouté.

Les plus gros FAI britanniques comptent dans leurs rangs BT, Virgin Media, Carphone Warehouse, Tiscali, BSkyB et Orange.

Kate Holton, version française Patrice Mancino

 
<p>Le gouvernement britannique menace les fournisseurs d'acc&egrave;s internet (FAI) d'intervenir par voie l&eacute;gislative s'ils ne parviennent pas &agrave; se mettre d'accord avec les industriels du disque et du cin&eacute;ma pour interdire les t&eacute;l&eacute;chargements ill&eacute;gaux. /Photo d'archives/REUTERS/Catherine Benson</p>