François Fillon veut "décorseter" le web, mise sur le numérique

jeudi 21 février 2008 17h03
 

PARIS (Reuters) - François Fillon plaide pour "une politique du numérique", l'une des clés à ses yeux de la relance de la croissance et de la compétitivité françaises, qui se joueront "pour partie sur les réseaux".

"Si nous voulons bâtir une économie numérique forte et durable, il faut tous avancer dans la même direction", a déclaré le Premier ministre lors d'une visite au pôle de compétitivité de contenus numériques Cap Digital, à La Défense près de Paris.

"Ce qui veut dire ne pas aborder les enjeux de manière schématique, ne pas opposer deux mondes appelés à vivre ensemble : celui de l'audiovisuel et des contenus, et celui des télécommunications", a-t-il souligné.

"Si tous les acteurs ont la volonté de travailler ensemble pour faire éclore les bons modèles économiques, tout le monde y gagnera", a lancé François Fillon, déplorant la "dichotomie stérile qui voudrait opposer contenus et réseaux".

"Le seul combat qui vaille est celui qui associe l'ensemble des acteurs de la chaîne de valeur", a-t-il poursuivi, réaffirmant que le nouvel exécutif réfléchissait à une meilleure gouvernance dans le domaine du numérique.

François Fillon n'a dit mot des intentions de l'Élysée et de Matignon, mais Nicolas Sarkozy avait promis lors de la campagne présidentielle la création d'un poste gouvernemental dédié à internet.

Le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, a évoqué la création d'un secrétariat d'Etat chargé de l'Économie numérique.

"La nouvelle équipe qui sert la France appartient à la génération du numérique", a souligné François Fillon en assurant que son but n'était pas "d'assujettir internet aux poids de nouvelles contraintes ou réglementations".

"Je veux au contraire libérer les forces de la créativité, décorseter le web!", a-t-il dit.

Sophie Louet

 
<p>Fran&ccedil;ois Fillon plaide pour "une politique du num&eacute;rique", l'une des cl&eacute;s &agrave; ses yeux de la relance de la croissance et de la comp&eacute;titivit&eacute; fran&ccedil;aises, qui se joueront "pour partie sur les r&eacute;seaux". /Photo d'archivesREUTERS/Michaela Rehle</p>