12 avril 2008 / 15:49 / dans 9 ans

Accord mondial de distribution pour les programmes de MySpaceTV

par Kenneth Li

NEW YORK (Reuters) - Les programmes au format TV diffusés sur internet via la plate-forme communautaire MySpace, détenue par la société de Rupert Murdoch, News Corp, auront la possibilité d’être distribués hors des États-Unis à la télévision comme en format DVD, grâce à un accord conclu avec une entreprise créée par la fille du magnat australien.

Le partenariat avec ShineReveille, société de distribution fondée par Elisabeth Murdoch, vise à proposer hors des États-Unis des programmes de MySpaceTV, tels que “Quarterlife” ou “Roommates”, et à développer des versions locales de certaines de ces émissions, comme l‘a expliqué à Reuters Travis Katz, directeur général de la branche TV de la plate-forme à l‘international.

News Corp affiche ainsi sa volonté de séduire une nouvelle catégorie d‘audience, hors internautes, et d‘inscrire MySpace comme une plate-forme media, pour mieux marquer sa différence avec son concurrent Facebook dont la popularité croît chaque jour un peu plus.

“S‘associer avec ShineReveille nous permet d‘exporter le contenu de MySpaceTV vers des réseaux TV locaux à travers le monde, ce que nous ne savions pas faire jusqu’à présent”, a déclaré Katz par téléphone.

QUEL POTENTIEL TÉLÉVISUEL DES PROGRAMMES INTERNET

Cet accord intervient à un moment où l‘industrie audiovisuelle cherche à repenser le processus qui conduit à la diffusion d‘un programme à la télévision. Une grève prolongée des auteurs et scénaristes américains a forcé les grandes entreprises du divertissement à revoir les pratiques usuelles qui passaient nécessairement par la production de programmes pilotes coûteux dont la majorité finit dans des tiroirs.

La chaîne NBC Universal, détenue par General Electric, prévoit par exemple à l‘avenir de se passer autant que possible des pilotes.

Le partenariat conclu par MySpace pose aussi la question du potentiel télévisuel de programmes développés pour internet. “Quarterlife” a été testé sur NBC mais les audiences enregistrées en février ont été plutôt ternes.

Alors qu‘il avait été regardé par 5,5 millions de personnes sur MySpace, la diffusion sur NBC n‘a attiré que 3,1 millions de téléspectateurs, le plaçant en queue des audiences à heure équivalente sur tous les grands réseaux de chaînes TV américaines.

James McQuivey, analyste pour Forrester Research, rapporte que les grandes entreprises du divertissement ont passé des années à utiliser le web comme un laboratoire de contenu, mais que peu, voire aucune, n‘en a tiré un quelconque succès.

“Ça n‘a fait émerger aucun programme lucratif hors internet, ni même via internet”, dit McQuivey. “Si vous regardez (ces programmes web) la raison est claire, ils sont pour la plupart de mauvaise qualité.” Pour sa part, Katz estime que le transfert du web vers la TV est un processus en gestation qui pourrait déboucher sur un nouveau modèle de production des programmes.

L‘accord fonctionne sur la base d‘un partage des revenus des licences. MySpace conservera les droits internet des programmes à l’échelle mondiale et les droits de diffusion sur tous les médias aux États-Unis.

Connu pour le développement de versions locales de programmes dans d‘autres régions, Shine a également importé aux États-Unis la série britannique “The Office” et a racheté en février la société de production TV Reveille, créée par le co-président de NBC Entertainment Ben Silverman.

Version française Patrice Mancino

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below