Quatre pays opposés à la certification ISO d'un format Microsoft

mardi 10 juin 2008 19h43
 

BERLIN (Reuters) - Quatre pays émergents s'opposent à la validation du format de documents Office Open XML de Microsoft comme norme internationale, a rapporté l'office international de certification, l'International Organisation for Standardisation.

L'ISO a déclaré dans un communiqué que les offices nationaux de normalisation du Brésil, de l'Inde, de l'Afrique du Sud et du Venezuela avait protesté contre son vote positif controversé en mars dernier à l'issue d'un processus de ratification rapide.

L'organisme international n'a donné aucun détail sur le contenu de l'appel. A l'époque du vote, plusieurs parties s'étaient plaintes de ce que la discussion et le processus de vote qui en découlait avait été confus et bâclés.

L'obtention finale du certificat de l'ISO permettrait à Microsoft de décrocher plus de contrats publics, alors que certaines organisations gouvernementales s'interrogent sur l'idée d'archiver des données dans un format propriétaire.

La certification ISO du format OOXML sera suspendue jusqu'à ce que la plainte soit instruite, ce qui pourrait prendre plusieurs mois, a déclaré l'organisme de normalisation.

Les détracteurs du format OOXML arguent du fait qu'il n'est pas complètement compatible avec d'autres formats de documents, notamment le format "open-source" appelé "Open Document Format" déjà reconnu comme étant une norme internationale.

Le secrétaire général de l'ISO et son homologue à l'International Electrotechnical Commission traitent la plainte et la soumettront à leur conseil d'administration respectifs d'ici à la fin du mois, qui a leur tour devront décider de donner suite ou non au dossier.

Georgina Prodhan, version française Patrice Mancino

 
<p>Quatre pays &eacute;mergents s'opposent &agrave; la validation du format de documents Office Open XML de Microsoft comme norme internationale. Les offices nationaux de normalisation du Br&eacute;sil, de l'Inde, de l'Afrique du Sud et du Venezuela protestent contre son vote positif controvers&eacute; en mars dernier &agrave; l'issue d'un processus de ratification rapide, indique l'office international de certification, l'International Organisation for Standardisation (ISO). /Photo d'archives/REUTERS</p>