Le départ de Pat Russo marque l'échec de sa stratégie

mardi 29 juillet 2008 11h24
 

PARIS (Reuters) - Le départ de Pat Russo de la direction générale d'Alcatel-Lucent marque l'échec de la stratégie de cette Américaine de 56 ans, qui n'a pas su convaincre des vertus de cette fusion "transatlantique" réalisée il y a moins de deux ans.

Elle quittera ses fonctions bien avant la fin de son mandat, prévue en 2010, avec un "parachute doré" de six millions d'euros, peu après le président du conseil d'administration Serge Tchuruk qui partira le 1er octobre.

Seule femme parmi les patrons du CAC 40, Patricia Russo était arrivée en novembre 2006 à Paris, précédée d'une réputation de travailleuse acharnée et de négociatrice dure.

Patricia Russo était créditée du redressement de Lucent, à la création duquel elle avait participé en 1996 après sa scission d'avec l'opérateur télécoms AT&T, chez qui elle était entrée en 1981 après huit années passées au service commercial d'IBM.

Elle est partie pendant quelques mois chez Kodak, avant d'être rappelée en 2002 au secours de son ancien employeur au plus mal après l'éclatement de la bulle internet et des télécoms au début des années 2000.

Quand elle a pris la tête de Lucent, l'équipementier télécoms américain avait accusé une perte annuelle de 16,2 milliards de dollars au titre de son exercice fiscal clos en septembre 2001. Au cours de l'exercice 2005, le groupe de Murray Hill (New Jersey) avait enregistré un bénéfice net de 1,19 milliard de dollars.

Pour ceux qui travaillent avec elle, Patricia Russo est très accessible. Issue d'une famille de sept enfants, elle a aidé à l'éducation de deux frères handicapés.

FEU DE CRITIQUES

Chez Alcatel-Lucent, Patricia Russo a focalisé les critiques.   Suite...

 
<p>Le d&eacute;part de Pat Russo de la direction g&eacute;n&eacute;rale d'Alcatel-Lucent marque l'&eacute;chec de la strat&eacute;gie de cette Am&eacute;ricaine de 56 ans, qui n'a pas su convaincre des vertus de cette fusion "transatlantique" r&eacute;alis&eacute;e il y a moins de deux ans. /Photo prise le 30 mai 2008/REUTERS/Philippe Wojazer</p>