March 31, 2008 / 8:44 AM / 9 years ago

Centaurus "ne souhaite pas prendre le contrôle d'Atos"

5 MINUTES DE LECTURE

par Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - Les fonds Centaurus Capital et Pardus Capital, actionnaires de concert d'Atos Origin avec au total 21,67% du capital, pourraient accroître leur part dans le capital de la société mais ne cherchent pas à en prendre le contrôle, a déclaré le P-DG de Centaurus Capital.

Lors d'une interview téléphonique accordée à Reuters, Bernard Oppetit, le P-DG, a déclaré que les deux fonds soumettraient d'ici le 10 avril des résolutions afin que soient nommés au conseil de surveillance deux de leurs représentants ainsi que plusieurs administrateurs indépendants.

"On ne souhaite pas prendre le contrôle d'Atos. Nous voulons que le conseil fasse son travail et défende les actionnaires", a-t-il dit.

"Nous voulons un nouveau conseil de surveillance qui ait à coeur de défendre et étudier toutes les options ouvertes à Atos", a ajouté Bernard Oppetit.

Centaurus et Pardus avaient déjà fait part jeudi de leur déception face au refus de la direction d'Atos de leur accorder deux sièges au conseil dans le cadre des résolutions présentées à l'assemblée générale du 22 mai 2008, qui s'annonce mouvementée.

"Ce que nous comptons faire, c'est présenter à l'assemblée du 22 mai un certain nombre de candidats au conseil de surveillance : deux seront des représentants des actionnaires - un représentant Centaurus et un Pardus - d'autres seront des candidats indépendants", a-t-il ajouté, sans préciser le nombre de candidats indépendants qu'ils exigeraient.

Atos a proposé de son coté la nomination de deux nouveaux membres à son conseil de surveillance mais qui ne représenteraient pas les deux fonds activistes.

Selon l'ordre du jour de son assemblée générale, la SSII propose la nomination du président de Gaz de France, Jean-Francois Cirelli, et d'un responsable du cabinet de conseil Boston Consulting Group, René Abate.

En cas d'approbation de cette résolution par les actionnaires, le nombre de représentants au conseil passerait de six à huit.

Bernard Oppetit a déclaré à Reuters que Centaurus et Pardus avaient demandé à rencontrer les deux candidats proposés par la direction d'Atos.

"Nous voulons que les actionnaires aient le choix entre les candidats proposés par la direction et ceux proposés par les actionnaires (les fonds)", a-t-il ajouté.

"Nous sommes très ouverts, si ça se passe bien (la rencontre), nous pourrions même voter pour eux", a-t-il assuré.

Confrontation "Probable" a L'ag

Il a toutefois reconnu qu'une confrontation entre la direction d'Atos et les deux fonds était "probable" lors de l'AG.

En janvier, le directeur général d'Atos Origin, Philippe Germond, avait dit ne pas être opposé à la demande de Centaurus et Pardus d'obtenir deux sièges au conseil de surveillance, s'ils étaient des actionnaires "loyaux" et "stables".

En mai 2007, Atos Origin avait écarté toute discussion avec des acquéreurs potentiels et dit vouloir rester indépendant, alors que les deux fonds activistes plaident pour une vente de la société à un grand groupe.

Ils n'avaient pas exclu, en janvier dernier, une prise de contrôle de la SSII si elle persistait à ne pas tenir compte de ses principaux actionnaires.

Dans une lettre adressée le 26 mars aux membres du directoire et du conseil de surveillance de la société de services et d'ingénierie informatiques (SSII), Centaurus et Pardus avaient déjà indiqué avoir l'intention de soumettre leur propre liste de candidats au conseil à l'occasion de la prochaine assemblée générale.

Ils déclarent dans cette lettre avoir "perdu confiance dans le directoire et le conseil de surveillance, qui ont refusé de procéder à un réel examen de toutes les options stratégiques possibles, y compris la conduite de discussions avec des acquéreurs intéressés, tant industriels que financiers".

"Nos conclusions, partagées par un grand nombre d'analystes financiers et d'experts, montrent que le modèle "multiservices et multimarchés" actuellement retenu par Atos Origin n'est pas le bon", estiment-ils.

Le titre Atos a clôturé vendredi en repli de 0,41% à 34,42 euros. Il perd plus de 2% depuis le début de l'année après avoir cédé 21% l'année précédente.

Version française Jean-Michel Bélot

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