TeliaSonera intéresse France Télécom, aucune négociation ouverte

vendredi 18 avril 2008 10h57
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - France Télécom a défendu vendredi son intérêt pour TeliaSonera, avec qui il dit partager la même "vision stratégique", tout en précisant qu'aucune négociation n'avait été ouverte à ce stade.

Cette mise au point intervient deux jours après l'annonce par Le Figaro de l'intérêt de l'opérateur français pour le groupe nordique et sa confirmation par le directeur financier Gervais Pellissier au Financial Times le lendemain, entraînant une baisse d'environ 10% du titre en deux jours dans un marché peu convaincu par l'opportunité d'une telle opération.

Gervais Pellissier a justifié lors d'une conférence téléphonique la logique d'un éventuel rapprochement avec TeliaSonera par la nécessité d'accroître la taille de France Télécom au moment où des géants comme Google ou Apple cherchent à tirer des revenus sur les réseaux télécoms.

"Des démarches exploratoires ont été entreprises. Pour autant aucune négociation n'est ouverte à ce stade et, par là même, aucune décision sur une telle opportunité n'est en voie d'être prise", précise France Télécom dans un communiqué.

L'action du groupe français perd encore 2,72% à 19,32 euros, vers 10h15 après être descendue à 19,29 euros, au plus bas depuis août 2007, tandis que TeliaSonera, qui s'est de nouveau refusé à tout commentaire vendredi, prend 2,11% et que l'indice DJ Stoxx des télécoms prend 0,9%. Ensemble, France Télécom et TeliaSonera deviendraient le troisième opérateur européen en termes de capitalisation boursière derrière Vodafone et Telefonica.

"Le fait qu'un communiqué confirme l'intérêt pour TeliaSonera renforce la probabilité pour que France Télécom le rachète dans les six mois à venir", a noté un analyste. "Cela change la donne sur le titre puisque c'est une opération avec des risques d'exécution importants avec trois pays concernés".

TeliaSonera, né en 2002 de la fusion entre le suédois Telia et le finlandais Sonera, est détenu à 13,7% par l'Etat finlandais et à 37,3% par l'Etat suédois, qui souhaite céder sa part dans le cadre d'un programme de privatisation.

Oddo Securities, Société générale et Dexia ont abaissé leurs recommandations sur le titre.   Suite...

 
<p>Lars Nyberg, directeur g&eacute;n&eacute;ral de TeliaSonera. France T&eacute;l&eacute;com confirme son int&eacute;r&ecirc;t pour le groupe nordique, avec qui il dit partager la m&ecirc;me "vision strat&eacute;gique", tout en pr&eacute;cisant qu'aucune n&eacute;gociation n'a &eacute;t&eacute; ouverte &agrave; ce stade. /Photo d'archives/REUTERS/Jonas Ekstromer/Scanpix</p>