Pour Yahoo, les projets de Carl Icahn présentent de gros risques

jeudi 17 juillet 2008 16h54
 

NEW YORK (Reuters) - Le groupe internet Yahoo avertit ses actionnaires que les projets du milliardaire américain Carl Icahn présentent un "risque significatif" pour leur investissement.

Le géant américain a répété qu'il ne se vendrait au numéro un mondial des logiciels Microsoft que dans de bonnes conditions.

Le président de Yahoo Roy Bostock et son directeur général Jerry Yang, qui cherchent à contrecarrer les vues de l'actionnaire activiste Carl Icahn, ont publié une lettre sur le site internet du groupe en prévision de l'assemblée générale des actionnaires le 1er août.

Icahn détient environ 5% des titres Yahoo et a pris le parti de Microsoft pour accélérer une vente du moteur de recherche au géant des logiciels. Parallèlement, Time Warner a accéléré des discussions distinctes avec Yahoo et Microsoft pour leur vendre sa branche internet AOL.

Dans sa lettre, Yahoo écrit que l'alliance entre Icahn et Microsoft "continue de publier des communiqués trompeurs" sur ses projets pour Yahoo.

"Votre conseil d'administration croit fortement que le programme Icahn-Microsoft - tel qu'il nous a été présenté conjointement la semaine dernière - va détruire de la valeur actionnariale chez Yahoo et ne sert que leurs intérêts spéciaux, très étroits, clairement pas vos intérêts", explique Yahoo.

Le groupe ajoute qu'il "se prépare à mettre en oeuvre l'accord commercial signé récemment avec Google et qui va accroître le cash flow."

Yahoo juge que la dernière proposition de Microsoft et d'Icahn de racheter l'activité de moteur de recherche sur internet du groupe représente "une certaine amélioration", sans être encore une bonne offre.

"La proposition Icahn/Microsoft est plus 'un écran de fumée' qu'une réalité objective", peut-on lire dans la lettre.   Suite...

 
<p>Yahoo avertit ses actionnaires que les projets du milliardaire am&eacute;ricain Carl Icahn pr&eacute;sentent un "risque significatif" pour leur investissement. /Photo prise le 5 mai 2008/REUTERS/Robert Galbraith</p>