Pour Microsoft, l'amende de Bruxelles concerne le passé

mercredi 27 février 2008 13h34
 

BRUXELLES (Reuters) - Microsoft juge que l'amende record de 899 millions d'euros que lui a infligée mercredi la Commission européenne, pour non-respect de sanctions imposées pour violation de la concurrence, concerne des "éléments du passé".

Le géant américain des logiciels a ajouté regarder désormais vers l'avenir.

"Nous étudions la décision de la Commission", écrit Microsoft dans un communiqué. "La Commission a annoncé en octobre 2007 que Microsoft respectait pleinement la décision de 2004, cette amende concerne donc des éléments du passé qui ont été résolus".

"Comme nous l'avons montré la semaine dernière avec nos nouveaux principes d'interopérabilité et les actions spécifiques pour accroître l'ouverture de nos produits, nous nous concentrons sur les étapes qui vont améliorer les choses à l'avenir", ajoute le groupe américain.

La Commission précise que l'amende totale infligée à Microsoft atteint désormais 1,68 milliard d'euros, ce qui correspond à la sanction initiale et au fait qu'elle n'ait pas été respectée.

La décision que la Commission a adoptée en mars 2004 invite Microsoft à divulguer des informations complètes et précises sur l'interopérabilité aux concepteurs de systèmes d'exploitation pour serveurs de groupes de travail, et ce à des conditions raisonnables, précise l'exécutif européen.

"C'est la première fois en cinquante années de politique de la concurrence dans l'UE que la Commission a dû infliger une amende pour non-respect d'une décision en matière d'ententes", a déclaré dans un communiqué Neelie Kroes, Commissaire européenne chargée de la concurrence.

David Lawsky, version française Stanislas Dembinski

 
<p>Steve Ballmer, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Microsoft. La firme de Redmond juge que l'amende record de 899 millions d'euros que lui a inflig&eacute;e mercredi la Commission europ&eacute;enne, pour non-respect de sanctions impos&eacute;es pour violation de la concurrence, concerne des "&eacute;l&eacute;ments du pass&eacute;". /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann</p>