Sony Ericsson avertit sur son 2e trimestre, la demande en baisse

vendredi 27 juin 2008 18h11
 

par Veronica Ek et Adam Cox

STOCKHOLM (Reuters) - Le fabricant de téléphones portables Sony Ericsson a averti que son bénéfice serait probablement aux abonnés absents au deuxième trimestre en raison de la baisse de la demande pour ses modèles haut de gamme, une annonce qui a fait chuter l'action Ericsson à la Bourse de Stockholm.

La semaine dernière encore, le directeur du marketing du groupe, James Marshall, avait déclaré à Reuters que les prévisions pour le deuxième trimestre semblaient bonnes.

Mais la filiale commune à Ericsson et Sony explique dans un communiqué, en qualifiant le marché de difficile, que ses profits ont été affectés par le ralentissement de la demande de téléphones portables de milieu et haut de gamme, ainsi que par des retards dans le développement de nouveaux produits.

L'action Ericsson a perdu jusqu'à plus de 11% juste après ces annonces et cédait encore 7,6% en clôture. Nokia, le numéro un mondial, a cédé 4,5% et l'indice DJ Stoxx européen des valeurs technologiques a reculé de 3,1% sur la journée.

"Sony Ericsson ressent les effets de la dépendance aux marchés matures, qui subissent l'impact du ralentissement économique mondial", a commenté Geoff Blaber, analyste de CCS Insight.

Les investisseurs s'attendaient à une nouvelle dégradation des résultats de Sony Ericsson après un premier trimestre déjà peu glorieux, en particulier après l'accumulation de signes montrant que la consommation souffre de la crise internationale du crédit, de la hausse des prix pétroliers et de l'anxiété ambiante sur la situation économique en général.

Mais l'avertissement de vendredi montre que la situation est plus grave qu'attendu, même si elle semble liée en partie à des facteurs spécifiques au groupe.

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<p>Sony Ericsson a &eacute;mis vendredi un avertissement sur ses r&eacute;sultats du deuxi&egrave;me trimestre, expliquant s'attendre &agrave; une baisse de sa marge brute et &agrave; un b&eacute;n&eacute;fice imposable tout juste &eacute;quilibr&eacute;. /Photo prise le 14 f&eacute;vrier 2008/REUTERS/Albert Gea</p>