17 avril 2008 / 06:55 / dans 9 ans

France Télécom dit s'intéresser à TeliaSonera ou Telenor

<p>Lars Nyberg, directeur g&eacute;n&eacute;ral de TeliaSonera. France T&eacute;l&eacute;com &eacute;tudie bien une &eacute;ventuelle fusion avec l'op&eacute;rateur nordique tout en explorant d'autres possibilit&eacute;s, comme un rachat du norv&eacute;gien Telenor. /Photo d'archives/REUTERS/Jonas Ekstromer/Scanpix</p>

PARIS (Reuters) - France Télécom étudie bien une éventuelle fusion avec TeliaSonera, tout en explorant d‘autres possibilités, comme un rachat du norvégien Telenor, déclare le directeur financier du groupe, Gervais Pellissier, au Financial Times.

“Si vous me demandez si nous étudions un certain nombre de dossiers, dont TeliaSonera, je répondrai oui”, dit-il selon des propos rapportés par le quotidien financier jeudi. “Mais si vous me demandez s‘il s‘agit d‘un examen à part entière, nous n‘en sommes pas encore là.”

Il souligne que France Télécom cherche également à se renforcer dans l‘internet mobile et que l‘acquisition d‘un opérateur nordique pourrait l‘aider dans cette voie. L‘acquisition de l‘opérateur scandinave renforcerait en outre la présence de France Télécom dans des marchés émergents comme la Russie et la Turquie.

L‘action France Télécom perd 3,55% à 20,11 euros vers 12h30 après un plus bas à 19,95 euros, au lendemain d‘une chute de 6% en réaction à un article du Figaro révélant l‘existence du projet.

TeliaSonera recule de son côté de 0,2% après s’être adjugé 12% la veille, tandis que Telenor gagne 3,75%.

Telenor n’était pas immédiatement joignable, tandis qu‘un porte-parole de TeliaSonera a rappelé que le groupe ne commentait pas les rumeurs. “Si une offre est présentée, le conseil d‘administration a la tâche de l’évaluer à la lumière de l‘intérêt de tous les actionnaires”, a-t-il dit.

Selon une source proche du dossier, l‘Etat suédois, qui détient 37,3% de TeliaSonera, a mandaté Morgan Stanley comme conseiller.

Les analystes craignent qu‘une fusion avec TeliaSonera affaiblisse la capacité de France Télécom à rémunérer ses actionnaires et que l‘acquisition n‘entraîne pas énormément de synergies puisque les zones géographiques des deux opérateurs sont pour l‘essentiel complémentaires.

France Télécom avait relevé début février son objectif de cash flow organique à plus 7,8 milliards d‘euros pour 2008, contre moins de 7,5 milliards auparavant. Il a ramené sa dette à 37,9 milliards d‘euros fin 2007 contre 68 milliards en 2002 et atteint avec un an d‘avance son objectif de ratio dette/marge brute opérationnelle inférieur à 2.

France Télécom et TeliaSonera, de même que le gouvernement suédois, un des principaux actionnaires de ce dernier, ont chacun refusé mercredi de commenter l‘article du Figaro. Le groupe s‘est borné à réaffirmer ses ambitions en matière de croissance externe, à savoir une expansion dans les marchés émergents et un renforcement en Europe occidentale.

Luc Chatel, porte-parole du gouvernement français, a déclaré de son côté mercredi que le gouvernement s‘exprimerait “le moment venu” sur le sujet. L‘Etat détient 26,69% de France Télécom.

Cyril Altmeyer et Astrid Wendlandt

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below