7 février 2008 / 07:24 / dans 10 ans

France Télécom relève son objectif de cash flow organique

<p>Didier Lombard, P-DG de France Telecom. Le premier op&eacute;rateur t&eacute;l&eacute;phonique fran&ccedil;ais publie une marge brute op&eacute;rationnelle (MBO) sup&eacute;rieure aux attentes, rel&egrave;ve son objectif de cash flow organique pour 2008 et annonce un dividende sup&eacute;rieur &agrave; celui de 1,30 euro fix&eacute; pour 2007. /Photo prise le 28 novembre 2007/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - France Télécom publie une marge brute opérationnelle (MBO) supérieure aux attentes, relève son objectif de cash flow organique pour 2008 et annonce un dividende supérieur à celui de 1,30 euro fixé pour 2007.

Le premier opérateur téléphonique français, qui a ramené sa dette de 42 à 37,9 milliards d‘euros en un an, a fait état d‘un ratio dette/MBO de 1,99 à fin 2007, atteignant avec un an d‘avance son objectif de dette/MBO inférieur à 2 fixé à fin 2008. Le groupe, qui accusait encore une dette de 68 milliards en 2002, s‘est montré confiant dans sa capacité à demeurer à ce niveau à moyen terme.

France Télécom a précisé dans un communiqué qu‘il relevait son objectif de cash flow organique pour 2008 supérieur à 7,8 milliards d‘euros, au lieu d‘au moins 7,5 milliards d‘euros annoncé lors de la journée investisseurs du 5 décembre. Le groupe précise que cet objectif repose sur la poursuite de ses réductions de coûts et le maintien de ses investissements à environ 13% de son chiffre d‘affaires - il est de 13,2% en 2007 contre 13% en 2006.

“Il est intéressant que le cash flow organique, la principale prévision que nous regardons, est supérieure aux attentes avec un ratio investissements/chiffre d‘affaires légèrement au-dessus des objectifs”, a déclaré un analyste.

L‘action gagne 2,26% à 23,55 euros vers 9h35, surperformant l‘indice DJ Stoxx des télécoms (+0,8%) et le CAC-40 (-0,3%) au sein duquel il affiche la plus forte hausse.

Le titre, qui a limité sa baisse depuis le début de l‘année à environ 7% après avoir bondi de 17,5% en 2007, pourrait osciller au gré des spéculations sur un nouveau placement de l‘Etat, selon les analystes. Ce mercredi marque en effet la fin d‘un lock-up en place depuis la cession fin juin 2007 d‘une participation de 5% de l‘Etat qui détient encore 27,4% de l‘opérateur.

Le groupe proposera un dividende de 1,30 euro au titre de 2007 lors de l‘assemblée générale du 27 mai - au-dessus du consensus Reuters Estimates de 1,28 euro.

Le directeur financier Gervais Pellissier a précisé lors d‘une conférence téléphonique que le dividende pour l‘exercice 2008 pourrait être encore supérieur aux 43,3% du cash flow organique de 2007. La fourchette de 40 et 45% avait été annoncée antérieurement 2007. Le consensus Reuters Estimates pour 2008 est de 1,34 euro.

“La politique de rémunération des actionnaires potentiellement plus agressive souligne la confiance accrue du groupe sur ses perspectives”, observe dans une note Vincent Griffon, analyste chez CM-CIC, qui maintient sa recommandation à “accumuler” avec un objectif de cours à 29 euros.

Le groupe a également réaffirmé sa détermination à mener une “politique d‘acquisition sélective en visant principalement des cibles dans des marchés à fort potentiel”. Gervais Pellissier a précisé que les cibles envisageables pourraient être “des petites sociétés de publicité en ligne” par exemple.

BOND DU CA DANS LA TÉLÉPHONIE MOBILE

En 2007, France Télécom a réalisé une hausse de 3,4% à données comparables de sa marge brute opérationnelle (MBO) de 19,12 milliards d‘euros, supérieur au consensus Reuters Estimates de 18,9 milliards.

Son chiffre d‘affaires a progressé de 2,8% à données comparables à 52,96 milliards, en ligne avec les attentes, porté par un bond de 5,7% dans la téléphonie mobile à 29,1 milliards assurée aux deux tiers par les pays émergents.

En France, le groupe revendique 24,23 millions de clients à la téléphonie mobile au 31 décembre contre 23,5 millions au 30 septembre, avec une part de marché de 43,8%, qui s‘effrite cependant par rapport aux 45% fin 2006.

Le pôle “Résidentiels”, qui comprend la téléphonie fixe et l‘ADSL, recule en revanche de 0,2% à données comparables 22,67 millions. Les revenus tirés de l‘internet à haut débit continuent de limiter l‘effet de la baisse accusée dans les communications fixes sur les marchés matures et représentent désormais un cinquième du chiffre d‘affaires de la division contre 15% en 2006. En France, Orange enregistre une hausse de 23% sur un an de son nombre d‘accès à l‘ADSL à 7,29 millions, soit une part de marché de 49,4%.

Le segment des entreprises affiche une hausse de 0,4% de son chiffre d‘affaires à 7,72 millions à base comparable, endiguant son recul, mais accuse une baisse d‘un point de son taux de MBO à 17,4%.

Gervais Pellissier n‘a pas souhaité fournir de prévision sur la croissance du chiffre d‘affaires du groupe. Le consensus Reuters Estimates attend une hausse de 1,3% à 53,6 milliards d‘euros. Didier Lombard, le P-DG du groupe, avait lors de la journée investisseurs du 5 décembre anticipé pour 2008 une hausse de son chiffre d‘affaires “en ligne avec celle de ses marchés”.

Le résultat net part du groupe ressort en forte hausse à 6,3 milliards d‘euros contre 4,1 milliards au cours de l‘exercice 2006. Retraité après la prise en compte d‘une plus-value de cessions d‘actifs et de résultats d‘activités cédées, de dépréciation des écarts d‘acquisition et d‘impôts différés, il s’établit à 4,56 milliards contre 3,69 milliards en 2006.

Cyril Altmeyer

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