Yahoo discute avec News Corp, les analystes sont sceptiques

jeudi 14 février 2008 09h38
 

par Kenneth Li et Eric Auchard

NEW YORK/SAN FRANCISCO (Reuters) - Yahoo discute d'un accord éventuel avec News Corp mais de l'avis des analystes il n'en ressortira rien qui puisse contrer l'offre de quelque 42 milliards de dollars de Microsoft.

Une source au fait de la situation a dit que Yahoo et News Corp étaient en discussion mais n'a pas pu être plus précise.

Elle n'a pu confirmer en particulier une information donnée lundi par le blog Silicon Alley Insider selon laquelle il serait question d'un regroupement des actifs internet des deux groupes, accompagné, suivant l'une des propositions, d'une injection de cash apportée par News Corp et un fonds de capital investissement non identifié.

Le Wall Street Journal écrit qu'il serait envisagé que News Corp prenne une participation de plus de 20% dans Yahoo et que les discussions valoriseraient le site communautaire MySpace du groupe de médias de Rupert Murdoch entre six et dix milliards de dollars.

"Tout autre choix que Microsoft (...) serait lourd de conséquences", observe l'analyste Jeffrey Lindsay de Sanford C. Bernstein. "La direction n'a plus tellement de temps de trouver une autre solution; fondamentalement, elle s'est mise le dos au mur".

Les analystes jugent qu'un partenariat avec News Corp, par exemple, aurait des avantages stratégiques à long terme pour Yahoo mais sans donner aux actionnaires le retour sur investissement immédiat que constitue l'offre de 31 dollars par action de Microsoft.

De ce fait, en admettant que l'offre de Microsoft n'aboutisse pas, l'action Yahoo chuterait, de l'avis des analystes. L'action du portail internet se traitait à moins de 20 dollars avant que le numéro un mondial du logiciel dévoile son offre.

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<p>Yahoo discute d'un accord &eacute;ventuel avec News Corp mais de l'avis des analystes il n'en ressortira rien qui puisse contrer l'offre de quelque 42 milliards de dollars de Microsoft. /Photo prise le 1er f&eacute;vrier 2008/REUTERS/Kimberly White</p>