15 février 2008 / 08:13 / il y a 10 ans

Capgemini à la fois confiant et prudent pour 2008

<p>Paul Hermelin, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Capgemini. Le groupe estime que la croissance organique de son activit&eacute; devrait s'inscrire en 2008 dans le haut d'une fourchette de 2% &agrave; 5% si le march&eacute; des services informatiques ne ralentit pas. /Photo d'archives/Mal Langsdon</p>

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - Capgemini a publié une marge opérationnelle en nette hausse et supérieure aux attentes pour 2007, tout en faisant preuve de prudence pour 2008 en n'excluant pas que son activité soit impactée par les difficultés du secteur bancaire.

Le numéro un européen des services informatiques anticipe ainsi un rythme de croissance organique compris entre 2% et 5% pour l'exercice en cours, contre 9% en 2007, mais il a confirmé son objectif de marge opérationnelle de 8,5%.

Celle-ci a atteint 7,4% en 2007, contre 5,8% un an plus tôt, à la faveur d'un second semestre élevé (8,6%). Les analystes sondés pour le consensus Reuters Estimates tablaient sur une marge de 7,1%. Capgemini souligne qu'il s'agit de sa marge la plus forte depuis 2000.

Le chiffre d'affaires a progressé de 13% en données courantes, à 8.703 millions d'euros (contre 8.746 millions attendu).

Malgré de nouvelles charges de restructuration (90 millions) et les coûts d'intégration des dernières sociétés acquises (27 millions), le bénéfice net augmente de 50% à 440 millions d'euros (consensus à 399 millions).

Capgemini proposera à son assemblée générale le versement d'un dividende d'un euro par action, en hausse de 43%.

Ces annonces ont été bien accueillies par le marché, le titre, qui accusait un recul de 20% depuis le début de l'année, regagnant plus de 8% vers 9h40 en Bourse de Paris.

"BON ELAN"

Le groupe a poursuivi en 2007 sa profonde transformation, marquée par un spectaculaire développement de son activité "offshore". Après le rachat de l'indien Kanbay, les effectifs qui y sont rattachés représentent dorénavant près d'un quart du total du groupe (20.000 sur 83.500).

Grâce au rachat de Kanbay et de Software Architects, l'activité américaine, exprimée en dollars, a progressé de 40% à 2,4 milliards, Capgemini estimant qu'il est devenu ainsi un acteur de référence sur le marché outre-Atlantique.

La Scandinavie (+22,3% à périmètre constant) et l'Europe du Sud (+14,1%) ont tiré l'activité en Europe.

La SSII souligne que les prises de commandes, qui ont atteint près de 10 milliards d'euros sur l'année, ne se sont pas ralenties au quatrième trimestre (3,74 milliards) et que, hors infogérance, leur ratio rapporté au chiffre d'affaires ("book to bill") s'établissait à 1,07.

"Le début de l'année est solide et s'inscrit dans la continuité de l'année dernière. Nous avons fini le quatrième trimestre avec un bon élan, un bon carnet de commandes et le début d'année est dans la même ligne", a déclaré le directeur général, Paul Hermelin, lors d'une conférence téléphonique.

"Cap Gemini est aujourd'hui confiant mais aussi vigilant", a-t-il dit pour expliquer la fourchette de 2% à 5% de croissance donnée pour 2008. Si celle-ci tient aux risques de ralentissement d'économies comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la Scandinavie, il a souligné que le groupe n'apercevait à ce jour aucun signe en ce sens.

CONTRAT SCHNEIDER EN PERTE

"Si le marché demeure comme il est aujourd'hui, ce sera le haut de la fourchette", a-t-il assuré.

En cas de ralentissement, Capgemini est prêt à accélérer son plan de transformation, ce qui fait que, "dans tous les cas, nous confirmons avec confiance l'objectif qu'on avait annoncé il y a maintenant plus de 18 mois d'atteindre une marge opérationnelle de 8,5% sur l'exercice", a indiqué le directeur général .

S'agissant de la différence attendue entre la croissance 2007 et le haut de la fourchette donnée pour 2008, Paul Hermelin a indiqué qu'elle tenait pour l'instant en totalité à la renégociation, l'an passé, d'un important contrat d'infogérance avec le fisc britannique.

Ce ralentissement "est dû à un client et pas lié à au marché", a-t-il déclaré, le directeur financier, Nicolas Dufourcq soulignant que "derrière le 5%, il y a en fait une croissance qui est comprise selon les pays et selon les activités entre 8% et 10%".

A propos d'un autre gros contrat qui vient d'être renégocié, celui de l'infogérance de Schneider Electric, le directeur financier a indiqué qu'il avait généré des pertes "un peu inférieures" à 60 millions d'euros en 2007.

"Pour 2008, nous serons de l'ordre de la moitié de ce que nous avons perdu en 2007", a-t-il ajouté, l'objectif étant de dégager une marge opérationnelle "décente" en 2009.

Avec Dominique Vidalon

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