Sharp cible une clientèle fortunée pour ses mobiles en Chine

jeudi 12 juin 2008 12h29
 

TOKYO (Reuters) - Sharp vise une clientèle de Chinois fortunés pour le combiné qu'il lancera dans le courant du mois de juin, cherchant ainsi à se développer sur un marché où ses homologues japonais ont échoué.

Le premier fabricant japonais de téléphones portables va lancer d'ici la fin du mois son premier combiné sur le marché chinois, une version adaptée de son modèle 920SH - distribué au Japon par Softbank Corp - à un prix qui atteindra "au moins 3.000 yuans" (281 euros), selon des représentants du groupe.

Celui-ci proposera deux ou trois modèles japonais supplémentaires en Chine d'ici la fin de l'année, a déclaré Yoshisuke Hasegawa, directeur général de la division des systèmes de communication de Sharp.

"Nous espérons que cette activité sera bien établie" en 2009-2010, a-t-il indiqué aux journalistes à l'issue d'une conférence de presse. "La prochaine étape pourrait être l'Inde ou l'Indonésie - la croissance se trouve hors du Japon".

Le fabricant japonais cible les utilisateurs de téléphones mobiles haut de gamme à Shanghaï et Pékin, pour éviter de se retrouver en compétition frontale avec les portables meilleur marché des principaux fabricants mondiaux comme Nokia et Samsung, qui bénéficient d'économie d'échelle plus importantes du fait de la quantité de mobiles qu'ils vendent.

Cette initiative intervient après le retrait des fabricants de téléphones portables japonais Matsushita, NEC et Kyocera, qui n'ont pas réussi à réaliser des bénéfices en Chine en dépit d'une gamme comportant certains des appareils les moins chers du monde.

L'action Sharp a clôturé en baisse de 2%, à 1.684 yens, en ligne avec l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo, qui a terminé en recul de 2,1%.

Mayumi Negishi, version française Myriam Rivet

 
<p>Toshihiko Fujimoto, P-DG de Sharp Electronics. Sharp vise une client&egrave;le de Chinois fortun&eacute;s pour le combin&eacute; qu'il lancera dans le courant du mois de juin, cherchant ainsi &agrave; se d&eacute;velopper sur un march&eacute; o&ugrave; ses homologues nippons ont &eacute;chou&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Rick Wilking</p>