Yahoo envisage de supprimer plusieurs centaines d'emplois

mardi 22 janvier 2008 07h15
 

SAN FRANCISCO (Reuters) - La plateforme internet Yahoo Inc, qui emploie près de 14.000 personnes, s'apprête à annoncer un plan de réduction de ses effectifs qui devrait concerner plusieurs centaines de postes, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Diana Wong, porte-parole de l'entreprise, a refusé de commenter une information publiée sur un blog spécialisé, le Silicon Alley Insider, qui écrivait samedi que Yahoo avait arrêté une liste de "1.500 à 2.000 emplois qui pourraient être éliminés dans les deux prochaines semaines".

Selon la source contactée lundi, cette fourchette est exagérée et le nombre exact des réductions envisagées, qui n'est pas encore arrêté, devrait être annoncé aux alentours du 29 janvier, lorsque Yahoo publiera ses résultats annuels.

"Il y aura des réductions d'effectifs. Sans doute chiffrées en centaines", a dit cette source à Reuters.

Fin 2007, Yahoo employait 14.000 personnes à travers le monde, soit un quart de plus environ que fin 2006, après deux années précédentes d'expansion de son personnel (+16% en 2006, +29% en 2005).

Mais, face à la concurrence de Google sur le secteur des moteurs de recherche et de plateformes de sociabilité comme Facebook, Yahoo tente de concentrer ses activités autour de trois pôles: fournisseur d'accès, ou porte d'entrée sur la toile, d'un plus grand nombre d'internautes; meilleure part du marché des investissements publicitaires en ligne et ouverture de ses sites à des "développeurs" extérieurs.

Ces deux dernières années ont vu la progression des revenus de Yahoo ralentir à 12% environ, un tiers seulement par rapport à la progression de ses années les plus fastes.

Eric Auchard, version française Henri-Pierre André

 
<p>Yahoo, qui emploie pr&egrave;s de 14.000 personnes, s'appr&ecirc;te &agrave; annoncer un plan de r&eacute;duction de ses effectifs qui devrait concerner plusieurs centaines de postes, selon une source proche du dossier. /Photo prise le 7 janvier 2008/REUTERS/Steve Marcus</p>