Sommet TMT: Square Enix veut prendre des parts dans ses rivaux

mardi 20 mai 2008 13h22
 

TOKYO (Reuters) - L'éditeur de jeux vidéo japonais Square Enix envisage de prendre des participations dans des développeurs en vue de mieux s'armer face à la concurrence de grands noms du secteur mais aussi d'autres sociétés de divertissement, déclare Yoichi Wada, président du groupe.

"Les économies d'échelle et la nécessité d'étoffer le registre deviennent de plus en plus importants. Nous pourrions nouer un partenariat stratégique ou prendre une participation dans d'autres entreprises, mais, en tout état de cause, nous devons élargir les frontières du Square Enix 'classique'", a-t-il dit lors du sommet Technologies, médias et télécoms organisé par Reuters.

"Nous devons affronter la concurrence non seulement des éditeurs japonais mais aussi de ceux du monde entier. Et il y a également des acteurs qui ne font pas partie du secteur des jeux vidéo qui font leur apparition", a poursuivi Yoichi Wada.

Les grands éditeurs de jeux vidéo se sont lancés dans des opérations de croissance externe pour doper leur compétitivité, à l'image d'Electronic Arts qui tente de racheter Take-Two ou du rapprochement entre la division jeux vidéo de Vivendi et Activision.

Square Enix, dont les titres phare sont "Dragon Quest", "Final Fantasy" ou encore "Kingdom Hearts", est lui-même le fruit d'une fusion entre deux groupes japonais intervenue en 2003.

Prié de dire si la société était actuellement en discussions en vue d'une acquisition, Yoichi Wada a répondu : "Cela fait partie du boulot d'un P-DG, je dirais même que c'est la routine".

Il a ajouté que Square Enix n'avait pas de budget défini pour des investissements dans d'autres entreprises mais il a souligné que la direction avait l'autorisation d'émettre 290 millions d'actions nouvelles sans devoir poser la question à son assemblée générale.

"Je ne dis pas que nous allons utiliser tout ce qui est à notre disposition. Je dis que nous avons la capacité de le faire", a poursuivi Yoichi Wada.

Sur la base du cours de clôture de mardi, à 3.310 yens (+1,22%), 290 millions d'actions représentent 960 milliards de yens (5,9 milliards d'euros).

Kiyoshi Takenaka et Noriyuki Hirata, version française Benoit Van Overstraeten

 
<p>Yoichi Wada, pr&eacute;sident de Square Enix. L'&eacute;diteur de jeux vid&eacute;o japonais envisage de prendre des participations dans des d&eacute;veloppeurs en vue de mieux s'armer face &agrave; la concurrence de grands noms du secteur mais aussi d'autres soci&eacute;t&eacute;s de divertissement. /Photo prise le 20 mai 2008/REUTERS/Kiyoshi Ota</p>