Ericsson va supprimer 3.900 postes en Suède

mardi 4 octobre 2016 11h35
 

STOCKHOLM (Reuters) - L'équipementier de réseaux mobiles Ericsson a annoncé mardi la suppression de 3.900 emplois en Suède, ce qui revient à arrêter l'essentiel de la fabrication dans le pays, face à la stagnation de la demande sur les marchés développés.

Le groupe, dont le titre a chuté d'environ 25% cette année et qui cherche un nouveau patron depuis l'éviction en juillet de son directeur général Hans Vestberg, va supprimer 3.000 postes dans la production, la recherche, le développement et les ventes, ainsi que 900 postes de consultants en Suède.

"Ces mesures sont nécessaires pour assurer la compétitivité d'Ericsson à long terme, ainsi que sa position de leader sur le plan technologique et des services", a déclaré le directeur général par intérim, Jan Frykhammar, dans un communiqué.

Cette décision est un coup dur pour la Suède où Ericsson, qui y emploie environ 16.000 personnes, est l'un des plus gros employeurs.

Le groupe avait annoncé en juillet son intention de doubler ses réductions de coûts pour s'adapter à l'évolution du marché, portant son objectif d'économies annuelles à environ dix milliards de couronnes suédoises (1,04 milliard d'euros) pour la période 2014-2017. Il n'avait pas précisé à l'époque l'impact prévu de ces mesures sur ses effectifs.

Avec les 1.000 emplois supprimés dans la production, l'essentiel de cette activité disparaît dans le pays, qui représente actuellement environ 5% de la fabrication mondiale.

Le groupe dit toutefois vouloir recruter environ 1.000 personnes dans la recherche et le développement en Suède au cours des trois prochaines années. Il affirme par ailleurs que son programme de réduction de coûts avance comme prévu.

(Olof Swahnberg et Helena Soderpalm, Patrick Vignal et Juliette Rouillon pour le service français)

 
L'équipementier de réseaux mobiles Ericsson va supprimer 3.000 emplois dans la production, la recherche, le développement et les ventes ainsi que 900 postes de consultants en Suède. /Photo d'archives/REUTERS/Bob Strong