Oracle manque le consensus et déçoit avec ses prévisions

vendredi 16 septembre 2016 09h18
 

(Reuters) - Oracle a publié jeudi des résultats trimestriels inférieurs aux attentes des analystes et a également déçu avec ses prévisions pour le trimestre en cours, ses solutions d'informatique dématérialisée ("cloud") ne suffisant pas à compenser le ralentissement de son activité traditionnelle de logiciels vendus sous licence.

Le titre perdait près de 2,7% dans les échanges d'après-Bourse à Wall Street.

Le géant américain des progiciels a fait état d'un bénéfice net de 1,83 milliard de dollars (1,63 milliard d'euros) pour son premier trimestre clos le 31 août, soit 43 cents par action, contre 1,75 milliard (40 cents/action) un an plus tôt.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action ressort à 55 cents, trois cents de moins que le consensus établi par Thomson Reuters I/B/E/S.

Le chiffre d'affaires, pénalisé par les taux de change, a progressé de 1,7% à 8,6 milliards de dollars, inférieur lui aussi au consensus qui donnait 8,7 milliards.

Les ventes totales des solutions Cloud ont progressé de 59% à 969 millions de dollars, mais le revenu des licences a reculé de 10,5% à 1,03 milliard de dollars.

En juillet, Oracle a acquis NetSuite pour 9,3 milliards de dollars afin de mieux concurrencer les spécialistes du cloud comme Workday ou Salesforce.com, mais c'est dans son activité traditionnelle de logiciels qu'il réalise ses marges les plus importantes.

Pour le deuxième trimestre, le groupe prévoit un BPA compris entre 59 et 62 cents et une croissance du chiffre d'affaires de jusqu'à 3%. Le chiffre d'affaires du deuxième trimestre 2015-2016 s'était élevé à 9 milliards de dollars.

Avant la publication des résultats, l'action Oracle avait clôturé à 40,86 dollars sur le New York Stock Exchange, en hausse de 1,52% sur la séance et de 12% depuis le début de l'année.

(Aishwarya Venugopal à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

 
Oracle a publié jeudi des résultats trimestriels en hausse mais inférieurs aux attentes des analystes, ses solutions d'informatique dématérialisée ("cloud") ne suffisant pas à compenser le ralentissement de son activité traditionnelle de logiciels vendus sous licence. /Photo d'archives/REUTERS/Jana Asenbrennerova