Thales et SES lancent un service d'internet à bord des avions

lundi 12 septembre 2016 19h45
 

PARIS (Reuters) - Thales a annoncé lundi un accord avec l'opérateur de satellites SES pour proposer un service d'internet à haut débit à bord des avions, baptisé FlytLIVE.

Dans ce cadre, SES fournira un nouveau satellite, SES-17, construit par Thales Alenia Space, coentreprise entre Thales et l'italien Leonardo-Finmeccanica, qui sera lancé en 2020, précise le groupe français d'aérospatiale et de défense dans un communiqué.

Les équipementiers et les compagnies aériennes lorgnent un marché évalué à un ou deux milliards d'euros par an à la fin de la décennie, lorsque les liaisons par satellites devraient permettre d'assurer une couverture à haut débit fluide sur la plupart des vols.

Le service FlytLIVE démarrera à l'été 2017 à l'aide de deux satellites déjà en orbite et du troisième, SES-17, et permettra d'assurer une couverture d'internet à haut débit pour les vols transatlantiques.

Patrice Caine, le PDG de Thales, a fait état de discussions avec plusieurs compagnies sur le continent américain.

"Vous aurez la même classe de service que ce que vous avez à la maison en fibre optique", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, disant prévoir une forte croissance de la demande sur un marché sur lequel l'américain Panasonic est également positionné.

Le nombre d'avions connectés à l'internet à haut débit devrait passer de près de 5.000 actuellement à 15.000 en 2025, précisé de son côté Karim Michel Sabbagh, PDG de SES.

Pour les compagnies aériennes, l'accélération des débits d'internet en vol et les relais satellites pour y accéder permettront de transformer ce qui est actuellement un coût en une source potentielle de recettes supplémentaires.

(Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

 
Thales a signé un accord avec l'opérateur de satellites SES pour proposer un service d'internet à haut débit à bord des avions, baptisé FlytLIVE. Ce marché est évalué à un ou deux milliards d'euros par an à la fin de la décennie, lorsque les liaisons par satellites devraient permettre d'assurer une couverture à haut débit fluide sur la plupart des vols. /Photo d'archives/REUTERSVivek Prakash