Teleperformance croque l'américain LanguageLine, l'action bondit

lundi 22 août 2016 16h14
 

par Noëlle Mennella et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Teleperformance a annoncé lundi le rachat pour 1,5 milliard de dollars de LanguageLine Solutions, numéro un américain des solutions d'interprétariat par téléphone et visiophone, ce qui fait bondir son titre en Bourse.

L'opération, qui doit se conclure d'ici la fin de l'année, permettrait au spécialiste français des centres d'appel de renforcer sa présence en Amérique du Nord tout en lui permettant d'offrir des solutions à plus grande valeur ajoutée dans un secteur soumis à des pressions sur les prix.

Teleperformance a conclu un accord avec le fonds d'investissement privé ABRY Partners et des actionnaires minoritaires de la société basée à Monterey, en Californie.

La transaction aura un effet positif d'environ 10% sur le bénéfice par action sur une base proforma en 2016, estime Teleperformance qui a réitéré son ambition de devenir leader sur son marché avec un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros et une marge élevée à horizon 2020.

A 16h00, le titre, qui signe la plus forte hausse du SBF 120 (-0,12%), décolle de 9,15% à 89,98 euros, soit un nouveau plus historique, dans des volumes représentant 2,2 fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois sur Euronext.

"C'est une société extrêmement attractive. Il y a eu une bataille plutôt féroce pour l'emporter", a commenté Daniel Julien, président exécutif de Teleperformance, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes.

Fondée en 1982, LanguageLine Solutions a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de 388 millions de dollars et un résultat opérationnel avant dotations aux amortissements de 147 millions.

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Teleperformance veut racheter pour 1,5 milliard de dollars l'américain LanguageLine Solutions, spécialiste des solutions d'interprétariat par téléphone et visiophone, une opération saluée en Bourse qui va permettre au groupe français de se renforcer aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume Uni. /Photo d'archives/REUTERS/Erik De Castro