SFR et Altice salués en Bourse après un trimestre encourageant

mardi 9 août 2016 11h35
 

PARIS (Reuters) - L'opérateur télécoms français SFR Group et sa maison mère Altice bondissent en Bourse mardi matin, les investisseurs saluant des résultats trimestriels meilleurs que prévu et la promesse d'une accalmie sur le front de la concurrence qui fait rage dans le secteur.

"Nous attendons une situation plus normalisée dans les mois à venir et c'est sur cette base-là que nous travaillons actuellement", a expliqué le PDG de SFR Michel Combes.

Le deuxième opérateur national est contraint de lancer des promotions, qui pèsent sur ses marges, afin de limiter l'érosion de sa base de clients.

SFR continue néanmoins à en perdre et a vu son revenu moyen par client (Arpu) baisser à 22,3 euros au deuxième trimestre contre 22,7 euros un an plus tôt dans le mobile, tandis qu'il a peu progressé dans le fixe grand public (35,6 euros contre 35,3).

Au total, SFR a subi au deuxième trimestre une baisse de 6,8% de son excédent brut d'exploitation (Ebitda) ajusté et a accusé une perte nette de 43 millions, la deuxième d'affilée.

La performance opérationnelle a néanmoins constitué une bonne surprise pour certains analystes.

A 10h25, l'action SFR s'envole de 11,49% à 23,335 euros, ce qui, à ce niveau à la clôture, constituerait sa plus forte hausse depuis janvier dernier.

Sa maison mère Altice, contrôlée par l'homme d'affaires Patrick Drahi, grimpe dans les même proportions avec une hausse de 11,84% à 14,595 euros.

"Altice a dépassé les attentes au deuxième trimestre avec un chiffre d'affaires de 5,827 milliards avec la France plus forte que prévu", peut-on lire dans une note du broker Kepler Cheuvreux, qui remarque aussi de bonnes marges aux Etats-Unis.   Suite...

 
SFR Group a annoncé mardi une baisse de ses résultats trimestriels, continuant à perdre des clients et à consentir de fortes promotions pour en attirer de nouveaux, mais a dit s'attendre à ce que la bataille concurrentielle se calme prochainement. Le deuxième opérateur télécoms français a accusé une perte nette de 43 millions d'euros. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau