Le gendarme des télécoms presse les opérateurs d'investir

jeudi 30 juin 2016 11h24
 

par Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain

PARIS (Reuters) - En voie de guérison, le marché français des télécoms doit désormais donner la priorité aux investissements et permettre à la France de combler son retard par rapport à ses principaux voisins européens, estime le président de l'Arcep qui en fait une priorité.

Dans le dernier tableau de bord du numérique établi par la Commission européenne (Digital Scoreboard), la France se distingue par ses prix bas mais pointe en revanche en queue de classement en matière de connectivité.

"Pendant longtemps notre focale a été de nous assurer que les Français bénéficient de prix attractifs. Maintenant c'est fait, les prix sont bons. Notre priorité, maintenant, c'est de nous assurer que notre pays est bien connecté", a expliqué Sébastien Soriano lors d'un entretien à Reuters.

"Le secteur des télécoms a passé un trou d'air, il y a une amélioration de la situation de marché. Donc les Français sont en droit de demander plus d'efforts d'investissements de la part des opérateurs", a-t-il ajouté.

Le président de l'Arcep trace un cap ambitieux pour les opérateurs à l'horizon des trois prochaines années.

Concernant le maillage du territoire en antennes mobiles, actuellement autour de 65.000, le régulateur aspire à l'installation de 10.000 sites supplémentaires et à la conversion de 25.000 antennes en 4G.

Les opérateurs atteindraient alors avec trois ans d'avance les obligations qui leur ont été imposées lors de l'octroi de leurs fréquences mobiles.

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En voie de guérison, le marché français des télécoms doit désormais donner la priorité aux investissements et permettre à la France de combler son retard par rapport à ses principaux voisins européens, estime le président de l'Arcep qui en fait une priorité. Concernant le maillage du territoire en antennes mobiles, actuellement autour de 65.000, le régulateur aspire à l'installation de 10.000 sites supplémentaires et à la conversion de 25.000 antennes en 4G. /Photo d'archives/REUTERS/Fabrizio Bensch