Vivendi prend ses quartiers chez Gameloft

mercredi 29 juin 2016 18h24
 

par Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain

PARIS (Reuters) - Stéphane Roussel, directeur général des opérations de Vivendi, devrait prendre la tête de Gameloft à l'issue de l'assemblée générale des actionnaires de l'éditeur de jeux vidéo qui a entériné la prise de pouvoir du géant des médias et des contenus.

Le conseil d'administration de Gameloft avait annoncé sa démission en début de journée, dénonçant la prise de pouvoir et l'absence de stratégie de Vivendi, qui a lancé une offre sur le groupe.

La famille Guillemot, fondatrice de Gameloft, a tenté sans succès pendant plusieurs mois de s'opposer à l'offensive de Vivendi, avant d'annoncer début juin, qu'elle apporterait "à regret" l'essentiel de ses titres à cette offre.

Les actionnaires de Gameloft ont approuvé l'entrée au conseil de cinq représentants de Vivendi : Stéphane Roussel, membre du directoire de Vivendi, Frédéric Crépin, secrétaire général, Maxime Saada, directeur général de Canal+, Francine Mayer, directrice de la régie de Canal+ et Sébastien Bolloré, l'un des quatre enfants de Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi.

Selon une source au fait du dossier, Stéphane Roussel devrait être désigné comme PDG à l'issue d'une réunion du nouveau conseil de la société.

"Nous sommes aujourd'hui à un tournant. Gameloft n'est qu'une première phase avec une ambition très grande que nous avons pour le secteur des jeux", a déclaré le président du directoire de Vivendi Arnaud de Puyfontaine devant les actionnaires de Gameloft.

La prochaine étape pourrait se jouer chez Ubisoft, pépite de la famille Guillemot, dont Vivendi a amassé les titres pour en contrôler plus de 20%.

Dans ses déclarations aux autorités boursières, Vivendi a assuré ne pas avoir le projet d'en prendre le contrôle pour une période de six mois.   Suite...

 
Stéphane Roussel, directeur général des opérations de Vivendi, devrait prendre la tête de Gameloft à l'issue de l'assemblée générale des actionnaires de l'éditeur de jeux vidéo qui a entériné la prise de pouvoir du géant des médias et des contenus. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes