Dell serait proche d'un accord sur la vente de ses logiciels

lundi 20 juin 2016 10h04
 

NEW YORK (Reuters) - Le fonds de rachat d'entreprises Francisco Partners et la branche de private equity du fonds activiste Elliott Management sont en négociations avancées avec Dell en vue de lui racheter sa division de logiciels pour plus de deux milliards de dollars (1,8 milliard d'euros), apprend-on de sources proches du dossier.

Cette cession doit permettre à Dell de se recentrer sur son portefeuille de technologies et de redresser son bilan après l'acquisition en octobre d'EMC, spécialiste du stockage de données, pour 67 milliards de dollars. EMC détient une participation de contrôle dans VMware, un éditeur de logiciels de visualisation.

Selon les sources, Dell souhaite céder pratiquement toutes ses activités de logiciels, y compris ses filiales Quest Software (gestion des technologies de l'information) et SonicWall (sécurisation des données). Il conservera en revanche Boomi, une filiale plus petite spécialisée dans les solutions d'intégration.

Un accord pourrait intervenir cette semaine mais il est encore possible que les discussions n'aboutissent pas, ont indiqué les sources. Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de Dell et des deux fonds. Dell espère boucler l'opération avant le 19 juillet, date à laquelle les actionnaires d'EMC se prononceront sur la fusion avec le groupe texan.

Dell a déjà cédé en mars sa filiale de conseil informatique Perot Systems au japonais NTT Data pour un peu plus de trois milliards de dollars puis a introduit en Bourse en avril SecureWorks, spécialiste de la cybersécurité, levant 112 millions de dollars à l'occasion de cette première IPO technologique de l'année aux Etats-Unis.

(Greg Roumeliotis, avec Liana B. Baker à San Francisco, Véronique Tison pour le service français)

 
Le fonds de rachat d'entreprises Francisco Partners et la branche de private equity du fonds activiste Elliott Management seraient en négociations avancées avec Dell en vue de lui racheter sa division de logiciels pour plus de deux milliards de dollars (1,8 milliard d'euros), /Photo prise le 21 avril 2016/REUTERS/Gleb Garanich