Nouvelle réglementation des messageries instantanées en Iran

lundi 30 mai 2016 11h27
 

DUBAI (Reuters) - Les autorités iraniennes ont donné un an aux opérateurs de messageries instantanées pour rapatrier les données concernant les utilisateurs locaux sur le territoire national.

L'accès à internet est étroitement contrôlé en Iran, où Facebook et Twitter sont par exemple inconsultables sans logiciels additionnels. Il est toutefois très facile de se les procurer.

"Les opérateurs de messageries instantanées actifs dans le pays doivent y transférer toutes les données et les activités liées aux citoyens iraniens pour pouvoir poursuivre leur activité", annonce dimanche l'agence de presse Irna, citant de nouvelles dispositions du Conseil suprême du cyberespace, dont les membres sont nommés par l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution.

Ces mesures répondent aux "directives et aux inquiétudes du guide suprême", soulignent-t-ils. Elles pourraient notamment affecter l'application Telegram, utilisée par une vingtaine de millions d'Iraniens, soit le quart de la population, en raison des importantes garanties de sécurité qu'elle propose.

"Les centres de stockage des données de Telegram vont être déplacés dans le pays pour qu'ils puissent effacer ce qu'ils veulent et arrêter qui ils veulent", dit un utilisateur.

"J'arrêterai d'utiliser #Telegram si les serveurs sont installés dans le pays parce que ce ne sera plus sûr pour personne", ajoute un autre.

(Rédaction de Dubai, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 
Les autorités iraniennes ont donné un an aux opérateurs de messageries instantanées pour rapatrier les données concernant les utilisateurs locaux sur le territoire national. L'accès à internet est étroitement contrôlé en Iran, où Facebook et Twitter sont par exemple inconsultables sans logiciels additionnels et où Telegram est utilisée par une vingtaine de millions d'Iraniens. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic