Uber trouve un accord avec ses conducteurs californiens

vendredi 22 avril 2016 07h18
 

SAN FRANCISCO (Reuters) - Uber a accepté de verser 100 millions de dollars d'indemnités pour mettre fin au recours collectif ("class action") intenté par d'anciens chauffeurs californiens qui demandaient à être considérés comme des salariés et non des travailleurs indépendants.

Cet accord à l'amiable cnbclu jeudi permet à Uber, qui était opposée à un changement de statut légal de ses conducteurs, de préserver son modèle économique en limitant les embauches et en évitant d'avoir à cotiser pour garantir des avantages sociaux à des salariés, ce qui lui permet de proposer des prix inférieurs à ceux des taxis.

Le fondateur de la société californienne, Travis Kalanick, s'est félicité sur son blog que l'accord "reconnaisse que les conducteurs doivent continuer à être considérés comme des travailleurs indépendants et non comme des salariés".

Uber avait tenté en vain de bloquer cette action collective. Si la procédure était allée à son terme, le procès aurait dû se tenir en juin devant un tribunal fédéral.

Selon une de leurs avocates, les conducteurs ont accepté cet accord à l'amiable, qui doit encore être accepté par un juge, car ils n'étaient pas sûrs que le tribunal fédéral leur donnerait raison.

L'accord n'interdit en rien que la justice ou les autorités du travail américaines ne décident plus tard de modifier le statut légal des chauffeurs, a ajouté Me Shannon Liss-Riordan dans un communiqué.

Aux termes de l'accord, les conducteurs d'Uber sont assurés de percevoir 84 millions de dollars. Les 16 millions restants sont liés à une hausse de la valorisation de la plate-forme, précise un communiqué des avocats des chauffeurs.

(Dan Levine, Tangi Salaün pour le service français)

 
Uber a accepté de verser 100 millions de dollars d'indemnités pour mettre fin au recours collectif ("class action") intenté par d'anciens chauffeurs californiens qui demandaient à être considérés comme des salariés et non des travailleurs indépendants. /Photo d'archives/REUTERS/Lucy Nicholson