Mises en garde sur le piratage des "sex toys" et autres objets

mardi 15 mars 2016 18h42
 

par Caroline Copley

HANOVRE, Allemagne (Reuters) - Avec le développement des objets connectés, le piratage ne se limite plus aux ordinateurs et aux smartphones, prévient mardi la société de sécurité informatique Trend Micro, qui voit dans les équipements médicaux, les machines industrielles et même les "sex toys" des victimes potentielles.

Pour illustrer son propos, le porte-parole de Trend Micro, Udo Schneider, a surpris les journalistes au cours d'une conférence de presse en sortant un grand vibromasseur rose qu'il a déposé sur une table devant lui. Puis il a saisi quelques lignes de code sur son ordinateur portable et l'objet s'est mis à s'agiter.

Si la démonstration a provoqué quelques gloussements, le message donne à réfléchir. Avec l'explosion du nombre d'appareils connectés à internet, des mesures de protection jugées insuffisantes et le manque de prise de conscience des consommateurs et des salariés sont source d'inquiétudes grandissantes.

"Si je pirate un vibromasseur, c'est juste amusant", relève Genes Raimund, directeur technique chez Trend Micro, une société cotée à Tokyo, à l'occasion du salon informatique CeBit qui se tient cette semaine à Hanovre, en Allemagne.

"Mais si je peux accéder au code source, je peux faire chanter le fabricant" a-t-il ajouté, faisant référence aux lignes de programmation.

"ÉNORMES DÉGÂTS"

Selon le dernier rapport gouvernemental sur la sécurité informatique, l'Allemagne est devenue une cible de choix pour les pirates avec des attaques sur les sites industriels devenues plus fréquentes.   Suite...

 
Avec le développement des objets connectés, le piratage ne se limite plus aux ordinateurs et aux smartphones, prévient mardi la société de sécurité informatique Trend Micro, qui voit dans les équipements médicaux, les machines industrielles et même les "sex toys" des victimes potentielles.  /Photo d'archives/REUTERS/Kim Hong-Ji