Telecom Italia dément avoir été prié de vendre au Brésil

dimanche 6 mars 2016 16h56
 

MILAN (Reuters) - L'administrateur délégué de Telecom Italia, Marco Patuano, a déclaré au quotidien Il Sole 24 Ore que personne ne lui avait demandé de céder les activités brésiliennes du groupe, démentant ainsi des informations de presse selon lesquelles Vivendi, son premier actionnaire, a fait pression dans ce sens.

Marco Patuano a participé il y a quelques jours à Paris à une réunion avec des dirigeants de Vivendi, ce qui a alimenté les spéculations sur la volonté prêtée au groupe français de peser sur la stratégie de Telecom Italia.

Plusieurs médias ont rapporté que Vivendi était de plus en plus insatisfait de la gestion de Patuano et qu'il envisageait de le remplacer. Des sources ont déclaré à Reuters que l'un des sujets de tension entre les deux parties tenait à la volonté de Vivendi de vendre la filiale brésilienne TIM Participacoes, à laquelle s'opposerait Marco Patuano.

Dans un entretien à Il Sole 24 Ore, ce dernier dit n'avoir "jamais reçu" la moindre demande de cession de TIM Participacoes et ajoute continuer de croire au potentiel de développement de la filiale en dépit de la récession qui touche le Brésil.

"Notre stratégie consiste à investir dans les infrastructures dans le cadre d'un plan fondé en grande partie sur la croissance organique", a-t-il expliqué, précisant que d'éventuelles possibilités de partenariats devaient être étudiées mais qu'elles ne constituaient pas forcément des solutions pertinentes.

Telecom Italia a renoncé le mois dernier a fusionner TIM Participacoes avec son concurrent Oi, un projet qui impliquait la société d'investissement de l'homme d'affaires russe Mikhaïl Fridman.

"LES ACTIONNAIRES SONT TOUJOURS SOUVERAINS"

"Des discussions que nous avons eues avec Fridman, il est ressorti clairement dès le départ que nous n'étions pas d'accord sur les rôles respectifs au sein du nouvel ensemble", a dit Patuano, ajoutant que Telecom Italia n'accepterait que d'être le "chef de file industriel" d'un groupe issu d'une telle fusion.   Suite...

 
L'administrateur délégué de Telecom Italia, Marco Patuano, a déclaré au quotidien Il Sole 24 Ore que personne ne lui avait demandé de céder les activités brésiliennes du groupe, démentant ainsi des informations de presse selon lesquelles Vivendi, son premier actionnaire, a fait pression dans ce sens. /Photo prise le 13 janvier 2016/REUTERS/Remo Casilli