Apple dépose son mémoire face au FBI

jeudi 25 février 2016 22h52
 

SAN FRANCISCO (Reuters) - Apple a déposé jeudi devant la justice américaine un mémoire en vue de s'opposer à l'injonction du FBI qui lui demande de débloquer l'iPhone de Syed Rizwan Farook, l'un des auteurs de la tuerie de San Bernardino le 2 décembre dernier.

Le groupe technologique estime que répondre à cette demande de la police fédérale créerait un dangereux précédent et mettrait en danger la sécurité de ses clients.

Dans son mémoire, déposé un jour avant la date limite, le groupe dénonce cette demande "inédite" du gouvernement qui viole, selon lui, le premier amendement de la Constitution américaine.

Selon des sources au fait du dossier, Apple va recevoir dans cette affaire le soutien de la maison-mère de Google, Alphabet, de Facebook, de Microsoft et de Twitter.

Le directeur du FBI a assuré jeudi que l'injonction faite à Apple ne créerait pas de précédent.

La nature complexe et la constante évolution des logiciels pour téléphones mobiles limitera l'impact du cas présent, a dit James Comey devant une commission de la Chambre des représentants.

Le dossier "sera instructif pour d'autres juridictions" mais la question plus large de l'accès par les autorités à des données cryptées devra certainement être résolue par le Congrès et d'autres institutions, a-t-il ajouté.

Le ministère de la Justice a déposé un recours en vue d'obliger Apple à se plier à une décision lui ordonnant d'aider le FBI à décrypter l'iPhone 5C crypté de Syed Rizwan Farook.

Le directeur général d'Apple a pesé dans le débat en déclarant mercredi que le groupe à la pomme porterait l'affaire jusque devant la Cour suprême si nécessaire. Se plier à l'injonction des autorités serait "mauvais pour l'Amérique", a dit Tim Cook dans une interview diffusée par ABC News.   Suite...

 
Le directeur général d'Apple, Tim Cook, persiste et signe dans le bras de fer qui l'oppose à la justice américaine au sujet du déblocage de l'iPhone de l'un des auteurs de la tuerie de San Bernardino. Se plier à l'injonction des autorités serait "mauvais pour l'Amérique", dit-il dans une interview diffusée par ABC News. /Photo d'archives/REUTERS/Carlo Allegri