Ubisoft promet un bond de sa marge pour contrer Vivendi

jeudi 18 février 2016 15h23
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Ubisoft a annoncé jeudi qu'il visait une sensible augmentation de ses revenus comme de ses marges au cours des trois prochaines années pour tenter de rallier à sa cause ses actionnaires dans son bras de fer avec Vivendi.

Le PDG d'Ubisoft Yves Guillemot tente de défendre l'indépendance de la société qu'il a fondée avec ses frères il y a 30 ans face aux assauts du géant des contenus.

Le groupe piloté par Vincent Bolloré est entré par surprise au capital de l'éditeur français de jeux vidéos à l'automne et n'a cessé depuis de gonfler sa participation, aujourd'hui à près de 15%, sans exclure d'en prendre le contrôle.

Pour convaincre ses actionnaires, Ubisoft a organisé une journée investisseurs à Londres où il a pris plusieurs engagements financiers de moyen terme, comme le font déjà plusieurs de ses concurrents.

Le créateur des populaires "Lapins Crétins" et "Assassin's Creed" vise notamment une forte amélioration de sa rentabilité, aujourd'hui inférieure à celle de ses pairs, sa marge se situant à 11% contre près de 30% pour ses grands rivaux américains.

La société se donne pour ambition d'atteindre une marge de 20% pour l'exercice 2018-2019, ce qui représenterait un quasi-triplement du résultat opérationnel non-IFRS par rapport à l'exercice en cours (150 millions d'euros).

Ubisoft table également sur un chiffre d'affaires de 2,2 milliards, soit une hausse de 60% par rapport à 2015-2016.

Il promet aussi de générer une solide trésorerie à hauteur d'environ 300 millions d'euros, dont une partie sera redistribuée aux actionnaires, a précisé à des journalistes le directeur financier Alain Martinez.   Suite...

 
Ubisoft a annoncé jeudi qu'il visait une sensible augmentation de ses revenus comme de ses marges au cours des trois prochaines années pour tenter de rallier à sa cause ses actionnaires dans son bras de fer avec Vivendi, dont la participation au capital représente désormais 15%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach  - RTX1N3ZK