Twitter poursuivi aux USA, accusé d'aider la propagande de l'EI

jeudi 14 janvier 2016 17h28
 

(Reuters) - La veuve d'un homme tué lors de l'attaque d'un centre d'entraînement de la police jordanienne a porté plainte contre Twitter et accuse le site de micro-blogging d'offrir à l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) une plate-forme idéale pour sa propagande.

Tamara Fields, une femme de Floride dont l'époux est mort le 9 novembre à la suite d'une attaque revendiquée, dit-elle, par l'Etat islamique, réclame des dommages et intérêts à Twitter qui aurait, selon elle, facilité les choses à l'EI que ce soit "sciemment ou en fermant volontairement les yeux".

L'attaque, le 9 novembre, a fait six morts, dont deux Américains travaillant pour une société privée de sécurité.

"Sans Twitter, la croissance exponentielle de l'EI ces dernières années, qui en a fait le groupe terroriste le plus redoutable au monde, n'aurait pas été possible", lit-on dans la plainte déposée mercredi au tribunal d'Oakland (Californie).

"Nous pensons certes que cette plainte est infondée mais nous déplorons sincèrement la terrible perte de cette famille", a réagi Twitter dans un communiqué. "Les menaces violentes et la promotion du terrorisme n'ont pas leur place sur Twitter et, à l'instar d'autres réseaux sociaux, nos règles en la matière sont claires".

Son action perdait 1,7% à 18,37 dollars à Wall Street en matinée, ayant sensiblement réduit des pertes qui l'avaient amené à toucher un plus bas record de 17,27 dollars en séance.

(Jonathan Stempel, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand)

 
La veuve d'un homme tué lors de l'attaque d'un centre d'entraînement de la police jordanienne a porté plainte contre Twitter et accuse le site de micro-blogging d'offrir à l'organisation djihadiste Etat islamique une plateforme idéale pour sa propagande. /Photo prise le 28 avril 2015/REUTERS/Robert Galbraith