Les réseaux sociaux dopent les ventes de maquillage

vendredi 13 novembre 2015 13h58
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Les ventes de maquillage s'inscrivent en forte hausse en France dans les réseaux de distribution dits "sélectifs", dopées par le "tout visuel" véhiculé par les réseaux sociaux.

A l'heure où la réussite se mesure en nombre de "followers", la culture de l'image et la mise en scène de soi ont des retombées directes sur le marché de la beauté, estime l'institut spécialisé NPD qui mesure les ventes réalisées dans les chaînes de parfumeries, les grands magasins et les parfumeries indépendantes (hors internet).

"Les selfies dopent les popularités comme les ventes de cosmétiques", souligne l'institut dans un communiqué.

Les ventes de rouges à lèvres, qui représentent un chiffre d'affaires annuel d'environ 70 millions d'euros, ont ainsi grimpé de 11% entre janvier et août, tirées par les best-sellers de Chanel et Dior (groupe LVMH).

Le maquillage du teint, indispensable pour obtenir un rendu idéal sur les photos, profite aussi du mouvement avec des hausses de 4% pour les fonds de teint et de 5% pour les anti-cernes, illuminateurs et kits de "contouring", technique de maquillage consistant à structurer le visage par des effets d'ombre et de lumière.

Plus récent, le "strobing", qui joue aussi sur les volumes du visage en insistant sur les points du visage à coup d'"enlumineurs", fait également fureur.

"L'impact du 'buzz' des réseaux sociaux est réel", a déclaré à Reuters Mathilde Lion, experte beauté chez NPD, pour qui il y a un vrai appétit des consommatrices pour de nouvelles techniques de maquillage popularisées par les tutoriels qui fleurissent sur internet.

Les marques jouent aussi sur l'attrait du maquillage professionnel et proposent des produits pour le teint baptisés "photo HD" ou "studio".   Suite...

 
Les ventes de maquillage s'inscrivent en forte hausse en France dans les réseaux de distribution dits "sélectifs", dopées par le "tout visuel" véhiculé par les réseaux sociaux. /Photo d'archives/REUTERS/David Mdzinarishvili