Toshiba, dans le rouge, poursuit d'anciens dirigeants

dimanche 8 novembre 2015 15h43
 

TOKYO (Reuters) - Toshiba a engagé des poursuites judiciaires contre cinq de ses anciens dirigeants, dont trois ex-directeurs généraux, auxquels il reproche des erreurs de gestion.

La direction actuelle du conglomérat japonais semble ainsi vouloir prendre ses distances avec un scandale comptable de plus d'un milliard d'euros.

Le groupe, dont les activités s'étendent des ordinateurs portables aux réacteurs nucléaires, a annoncé parallèlement avoir subi une perte d'exploitation de 79,5 milliards de yens (600 millions d'euros) sur le trimestre juillet-septembre, un résultat à comparer au bénéfice de 90,2 milliards de yens réalisé un an plus tôt.

La dégradation marquée des comptes à laquelle le groupe avait préparé les investisseurs tout au long de la semaine, accroît la pression sur la direction pour engager une restructuration attendue de longue date, notamment pour les activités déficitaires.

"Nous sommes à la traîne en matière de restructuration de la division d'ordinateurs individuels, de téléviseurs et d'électroménager", a reconnu le directeur financier, Masayoshi Hirata, lors d'une conférence de presse samedi.

Dans un communiqué, Toshiba a précisé qu'il réclamait au total 300 millions de yens de dommages et intérêts à son ancien directeur général Hisao Tanaka, à deux prédécesseurs de celui-ci et à deux anciens directeurs financiers.

La plainte déposée devant un tribunal de Tokyo se fonde sur un rapport indépendant sur la responsabilité de 98 dirigeants, anciens et actuels, dans la surestimation des bénéfices du groupe pendant sept ans.

Rédigé par trois juristes, ce rapport a conclu à la négligence de plusieurs dirigeants face à des pratiques comptables douteuses qui ont causé du tort à l'entreprise, a expliqué Toshiba.

Plusieurs dirigeants du groupe ont démissionné en juillet mais ont nié toute implication dans la fraude comptable.   Suite...

 
Toshiba a engagé des poursuites judiciaires contre cinq de ses anciens dirigeants, dont trois ex-directeurs généraux, auxquels il reproche des erreurs de gestion. La direction actuelle du conglomérat japonais semble ainsi vouloir prendre ses distances avec un scandale comptable de plus d'un milliard d'euros. /Photo prise le 6 novembre 2015/REUTERS/Yuya Shino