Worldline s'allie avec Equens pour se renforcer dans le paiement

mardi 3 novembre 2015 20h08
 

PARIS (Reuters) - Worldline a annoncé mardi la fusion de ses activités de traitement des transactions de paiement avec celles du néerlandais Equens pour donner naissance à une coentreprise contrôlée par l'ex-filiale d'Atos.

Le spécialiste du paiement en ligne, introduit en Bourse par Atos mi-2014, a précisé dans un communiqué que l'opération devrait être relutive sur son bénéfice par action d'ici trois ans, grâce à des synergies d'un montant minimum d'environ 40 millions d'euros en 2018.

L'opération, dont la clôture est prévue au deuxième trimestre 2016, se traduira par le rachat par Worldline de 100% du service de traitement des transactions de paiements PaySquare d'Equens pour 72 millions d'euros.

Wordline chiffre à environ 305 millions d'euros l'augmentation de son chiffre d'affaires pro forma en 2015, qui devrait dépasser 1,5 milliard à la suite de cette acquisition.

Equens a pour actionnaires trois banques néerlandaises (ABN Amro, ING, Rabobank), une allemande (DZ Bank) et une italienne (ICBPI), qui conserveront une participation de 36,4% dans la coentreprise Equens Worldline Company, dont le français détiendra 63,6% du capital.

Worldline bénéficiera à partir de 2017 de droits de préemption au cas où un actionnaire minoritaire d'Equens Wordline Company céderait sa participation, puis, à partir de 2019, d'une option d'achat de toutes les actions des minoritaires.

"Cette opération (...) créera le nouveau leader paneuropéen dans les services de paiement tout en gardant la capacité d'investissement de Worldline intacte", a précisé à des journalistes Elie Girard, le directeur financier d'Atos, qui détient les deux tiers du capital de Worldline.

Equens Worldline Company vise pour 2016 un chiffre d'affaires d'environ 700 millions d'euros et un excédent brut opérationnel d'environ 120 millions, avec près de 100 millions de cartes de paiements gérées.

Les cinq banques actionnaires d'Equens se sont engagées à renouveler leurs contrats commerciaux pour cinq ans après la clôture de l'opération, représentant un carnet de commandes d'environ un milliard d'euros.   Suite...