Après Vivendi, Xavier Niel s'invite au capital de Telecom Italia

jeudi 29 octobre 2015 17h03
 

par Leila Abboud et Stefano Rebaudo

PARIS/MILAN (Reuters) - Xavier Niel, le fondateur d'Iliad, a pris les marchés par surprise jeudi en prenant une position potentielle dans Telecom Italia, suscitant des interrogations sur sa cohabitation avec le premier actionnaire de l'opérateur italien, Vivendi et son patron Vincent Bolloré.

Xavier Niel a signalé au régulateur boursier italien (Consob) qu'il détenait via des produits dérivés acquis à travers une structure indépendante d'Iliad une position équivalente à 11,209% des droits de vote de Telecom Italia.

Vivendi, qui a progressivement fait monter ses parts dans le groupe italien à 20,03%, pourrait réagir en augmentant encore sa participation dans Telecom Italia, même si aucune décision n'a encore été prise à ce sujet, a indiqué à Reuters une source proche du dossier.

Ce face à face inédit entre les deux milliardaires français intervient alors que des analystes financiers évoquent régulièrement l'hypothèse d'un rachat de Telecom Italia par Vivendi.

Les règles boursières italiennes ne permettent pas à Vivendi de monter au-dessus de 25% du capital de Telecom Italia sans lancer une offre publique obligatoire.

Le gendarme de la Bourse italienne va étudier les modalités de l'opération réalisée par Xavier Niel et examiner s'il a agi de concert avec Vivendi, a dit une source à la Consob.

L'administrateur délégué de Telecom Italia, Marco Patuano, a pour sa part déclaré qu'à son avis il n'y avait pas de lien entre Xavier Niel et Vivendi.

Pour Guy Peddy, analyste chez Macquarie Research, la question est de savoir comment Vivendi et Xavier Niel géreront leurs relations d'actionnaires au sein d'un même groupe.   Suite...

 
Xavier Niel, le fondateur d'Iliad, a pris les marchés par surprise jeudi en prenant une position potentielle dans Telecom Italia, suscitant des interrogations sur sa cohabitation avec le premier actionnaire de l'opérateur italien, Vivendi et son patron Vincent Bolloré. /Photo d'archives/REUTERS/Max Rossi