STMicro s'attend encore à une dégradation de ses marchés

jeudi 29 octobre 2015 14h23
 

par Joseph Sotinel et Eric Auchard

PARIS/FRANCFORT (Reuters) - STMicroelectronics a déclaré jeudi que la détérioration du marché chinois s'était étendue à d'autres régions et que la situation ne devrait pas s'améliorer au cours des deux prochains trimestres.

Le premier fabricant de semi-conducteurs européen va devoir réduire ses capacités de production car ses stocks augmentent depuis la mi-août, un problème qui affecterait également ses rivaux, selon le groupe.

"Nous avons vu les conditions se détériorer en octobre, pour l'instant", a déclaré le PDG de STM, Carlo Bozzoti, lors d'une conférence téléphonique avec les investisseurs. "Et nous pensons que cela pourrait continuer pendant les deux prochains trimestres."

A 14h00, l'action STM chute de 4,88% à 6,159 euros à Paris, effaçant ainsi ses gains accumulés depuis le début de l'année.

Dans ce contexte, le groupe a précisé qu'il ne comptait pas participer à la vague de fusions et d'acquisitions observée dans le secteur, ajoutant qu'il préférait se concentrer sur la refonte de ses unités sous-performantes.

"Les acquisitions ont bien sûr de l'intérêt pour une société comme STM, mais ce n'est certainement pas sur la table pour le moment", a coupé court Carlo Bozzoti, avant de démentir tout projet d'offre de son groupe sur Fairchild, comme la presse l'avait annoncé.

La direction de STM veut restructurer Digital Product Group (DPG), sa branche numérique en difficulté, qui a perdu 74 millions de dollars (environ 67,5 millions d'euros) au troisième trimestre.

Mais avec un millier d'emplois menacés en France, STMicro doit faire face à l'opposition de ses syndicats et aux réticences de l'Etat français, actionnaire du fabricant de semi-conducteur.   Suite...

 
STMicroelectronics a fait état jeudi d'un chiffre d'affaires moins bon que prévu au troisième trimestre, affecté par le ralentissement de la demande en Chine, tout particulièrement dans l'automobile, ce qui amène le fabricant de demi-conducteurs franco-italien à revoir à la baisse ses plans de production pour la fin de l'année. /Photo d'archives/  REUTERS/Bruno Domingos