Vivendi détient plus de 20% de Telecom Italia

vendredi 23 octobre 2015 18h25
 

(Reuters) - Vivendi a annoncé vendredi détenir 20,03% de Telecom Italia, réaffirmant sa volonté d’être un actionnaire à long terme de l'opérateur télécoms italien.

Le groupe de médias et de divertissement dirigé par Vincent Bolloré confirme également dans un communiqué sa volonté de développer ses activités en Europe du Sud.

Vivendi avait déjà accru début octobre sa participation dans Telecom Italia, pour la porter de 15,49% à 19,9%, sans demander pour autant la tenue d'une assemblée générale extraordinaire dans le but d'obtenir une représentation à son conseil d'administration.

Le groupe français était devenu en juin l'actionnaire de référence du premier opérateur télécoms italien en portant sa participation à 14,9% après la sortie de l'espagnol Telefonica

Vivendi était entré au capital de Telecom Italia en septembre 2014, à l'occasion de la vente de l'opérateur brésilien GVT à Telefonica, qui était indirectement le plus gros actionnaire du groupe italien.

Natixis, dans une note envisageant l'avenir du groupe publiée en septembre, estimait que Vivendi devrait avoir totalement changé de physionomie d'ici sept ans et pourrait être au coeur de la constitution du premier groupe européen des télécoms et des médias en 2022.

Vivendi est entré le 14 octobre au capital de deux spécialistes français de jeux vidéo, Ubisoft et Gameloft, avant d'augmenter ce jeudi ses participations respectives à 10,39% et 10,20%.

L'action Vivendi a clôturé en hausse de 3,78% à 22,49 euros avant cette annonce, donnant une capitalisation de 30,76 milliards, tandis que Telecom Italia s'est adjugé 5,35%.

Depuis le début de l'année, Vivendi sous-performe nettement le CAC 40, avec une hausse de 8,7% contre 15,23% pour l'indice phare de la Bourse de Paris.

(Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

 
Vivendi a annoncé vendredi détenir 20,03% de Telecom Italia, réaffirmant sa volonté d’être un actionnaire à long terme de l'opérateur télécoms italien. /Photo d'archives/REUTERS/Max Rossi