La start-up de messagerie Symphony lève 100 millions de dollars

lundi 12 octobre 2015 18h45
 

PARIS (Reuters) - Symphony Communication Services, une start-up qui a développé une nouvelle messagerie instantanée avec le soutien de banques de Wall Street, a annoncé lundi avoir levé plus de 100 millions de dollars (88 millions d'euros) à l'occasion d'un nouveau tour de table auquel ont participé, entre autres, Google, UBS et les banques françaises Natixis et Société générale.

La messagerie de Symphony permet aux entreprises et aux particuliers de regrouper l'ensemble de leurs communications numériques sur une plate-forme centralisée unique.

Le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier, a rapporté la semaine dernière que le nouveau tour de table valoriserait la société à environ 650 millions de dollars.

Ce nouveau tour de table permettra à Symphony de se développer à l'international et de diversifier son offre, notamment en doublant le nombre de ses salariés, qui sont actuellement environ 130, avant 2016, a déclaré son fondateur, actionnaire de référence et PDG, David Gurlé, lors d'une conférence téléphonique.

"Nos clients sont multinationaux, et font des affaires partout dans le monde", a rappelé l'entrepreneur français, avant de dérouler une liste ambitieuse: "Il y a beaucoup de demande en Amérique Latine, au Brésil et en Argentine, mais aussi au Canada, en Europe, en Asie ou au Moyen-Orient."

Conçue comme une messagerie, le service propose désormais d'autres services grâce à un partenariat avec Dow Jones (filiale de News Corp) pour la fourniture d'informations et avec McGraw Hill Financial pour intégrer des données et des services d'analyse de S&P Capital IQ.

D'autres fonctionnalités pourraient apparaître. "Nous allons travailler avec 70 entreprises", ajoute David Gurlé, qui voudrait voir un "écosystème" se créer autour de Symphony.

Contrairement à des fournisseurs globaux d'informations financières comme Thomson Reuters ou Bloomberg, les utilisateurs de Symphony, service qui coûte 15 dollars par mois, devront s'abonner directement auprès des autres services proposés pour bénéficier de leurs informations.

"Nous ne sommes que distributeur, et pas agrégateur (...), notre modèle économique n'est pas basé sur les données mais sur la connectivité", a nuancé David Gurlé, qui voudrait voir l'entreprise qu'il a fondé devenir un standard.   Suite...