Les escroqueries bancaires ont presque doublé en 4 ans en France

mardi 1 septembre 2015 16h16
 

PARIS (Reuters) - Les escroqueries bancaires visant les foyers français ont presque doublé en quatre ans mais les montants restent faibles, selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publiée mardi.

Le nombre des ménages touchés est passé de 501.000 en 2010 à 840.000 en 2013, soit une hausse de 67%, précise l'organisme.

Pour la moitié d'entre eux, le préjudice est inférieur à 240 euros mais pour 17%, la somme est supérieure à 1.000 euros.

L'enquête montre aussi qu'en 2013, près de 3% des foyers français avaient déjà été victimes de débits frauduleux.

Près des deux tiers des victimes avouent ne pas connaître le mode opératoire employé par les auteurs de l'infraction. Mais avec la multiplication de la consultation des relevés en ligne, 67% découvrent elles-mêmes la fraude.

Pour l'ONDRP, la principale raison de l'augmentation des escroqueries bancaires est le développement du e-commerce puisque 34% des cas constatés ont suivi un achat en ligne où les clients ont tendance à négliger la sécurité.

Près de 60% des débits frauduleux ont servi à procéder à des achats, souligne l'étude.

Peu de victimes (42%) portent plainte à la suite de l'escroquerie, souvent parce que les montants volés ne dépassent pas 300 euros et le sont parfois en plusieurs opérations. Mais aussi parce qu'il n'est pas toujours obligatoire de porter plainte pour être remboursé par sa banque.

Selon l'étude, près de 80% des personnes lésées ont finalement récupéré leur argent.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

 
Les escroqueries bancaires visant les foyers français ont presque doublé en quatre ans mais les montants restent faibles, selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Le nombre des ménages touchés est passé de 501.000 en 2010 à 840.000 en 2013. Pour la moitié d'entre eux, le préjudice est inférieur à 240 euros mais pour 17%, la somme est supérieure à 1.000 euros. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon