Iliad gagne des clients

lundi 31 août 2015 14h41
 

PARIS (Reuters) - Iliad a confirmé lundi ses objectifs pour 2015 après avoir annoncé qu'il continuait de gagner des parts de marché dans le mobile et sur le fixe, mais a également fait état d'un niveau de free cash flow jugé décevant par les investisseurs.

Le niveau élevé d'investissements de la maison mère de Free, de 613 millions d'euros au premier semestre, est la "principale source d'inquiétude", estime Kepler Cheuvreux dans une note.

A 14h20, l'action Iliad perdait 4,77% à 200,45 euros, accusant ainsi la plus forte baisse du SBF120.

Iliad assume pour sa part sa politique d'investissement: "Nous sommes en train de construire notre futur, puisque ce sont nos réseaux, fixe et mobile, qui garantissent notre capacité à innover et à être rentable", a souligné Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, lors d'une conférence de presse.

"Nous avons les reins solides, avec peu d'endettement, pour faire face aux investissements", a ajouté le directeur financier du groupe, Thomas Reynaud.

Iliad continue à gagner peu à peu des parts de marché (16% du marché mobile). L'opérateur, qui s'est lancé dans le mobile il y a un peu plus de trois ans face à SFR, Orange et Bouygues Telecom, a gagné 400.000 nouveaux clients mobile au deuxième trimestre. Cette hausse est plus élevée que celle attendue par les analystes (+372.000 selon Berenberg).

Sur le marché très concurrentiel du haut débit fixe, Free a attiré 123.000 nouveaux abonnés au premier semestre, en proposant entre autre des promotions à prix cassés sur internet.

Cette stratégie explique l'érosion du revenu par client (Arpu), qui s'est établi à 34,50 euros au 30 juin 2015 contre 35,80 euros à la même date en 2014.

Le chiffre d'affaires de l'activité fixe est en très légère hausse de 0,5%.   Suite...

 
Thomas Reynaud, directeur financier d'Iliad. Le groupe a confirmé ses objectifs pour 2015 après avoir annoncé qu'il continuait de gagner des parts de marché dans le mobile et sur le fixe, mais a également fait état d'un niveau de free cash flow jugé décevant par les investisseurs. /Photo prise le 31 août 2015/REUTERS/Charles Platiau