Google qualifie d'infondées les accusations de Bruxelles

jeudi 27 août 2015 19h33
 

BRUXELLES (Reuters) - Google a adressé jeudi un document de plus de 100 pages à l'Union européenne dans lequel il qualifie d'infondées les reproches d'abus de position dominante qui lui ont été adressés par Bruxelles.

Le géant d'internet avait jusqu'au 31 août pour répondre aux reproches des autorités européennes, qui le soupçonnent de tromper les consommateurs et ses concurrents en altérant les résultats de son moteur de recherches de manière à ce qu'ils favorisent ses propres services.

"Des données économiques sur plus d'une décennie, un ensemble de documents et de déclarations de plaignants confirment tous que le marché des moteurs de recherche est fortement concurrentiel", a écrit Kent Walker, le responsable des affaires juridiques de Google dans un blog publié après la transmission du document.

"Nous pensons que les conclusions préliminaires de la communication des griefs sont inexactes aussi bien sur le plan des faits, du droit que des données économiques."

Le porte-parole de la Commission Ricardo Cardoso a confirmé que l'exécutif européen avait reçu la réponse de Google.

"Nous examinerons avec attention la réponse de Google avant de prendre une quelconque décision sur les suites à donner et nous ne voulons pas présumer du résultat final de l'enquête", a-t-il dit.

Conformément à la procédure européenne dans les litiges relatifs au respect de la concurrence, l'exécutif européen a adressé en avril à Google une "communication des griefs" détaillant les reproches qui lui sont faits.

L'exécutif européen pourrait imposer à Google une amende représentant 10% de son chiffre d'affaires mondial, soit 6,6 milliards de dollars (5,8 milliards d'euros), si les reproches s'avéraient fondés.

Dans son blog, Walker explique que les autorités européennes n'ont pas pris en compte la forte concurrence émanant des spécialistes du commerce en ligne comme Amazon et eBay.   Suite...

 
Google a adressé jeudi un document de plus de 100 pages à l'Union européenne dans lequel il qualifie d'infondés les reproches d'abus de position dominante qui lui ont été adressés par Bruxelles. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann